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Lugano respire mieux

L’équipe tessinoise sort la tête de l’eau après un automne difficile. Le point avant le match de dimanche, face au LS, au Cornaredo

Depuis quelques semaines, les Luganais ont retrouvé un peu de qualité et d'efficacité dans leur jeu.
Depuis quelques semaines, les Luganais ont retrouvé un peu de qualité et d'efficacité dans leur jeu.
Keystone

Si l’on excepte le FC Bâle et les Young Boys, la hiérarchie helvétique reste bien incertaine. Qui est réellement armé pour briguer une place européenne? Et qui doit craindre pour son existence en Super League? Cette dernière question se pose avec une acuité particulière au moment où Lugano reçoit Lausanne. Les Tessinois vivent une année 2017 contrastée. Euphoriques au printemps, au bord de la dépression au début de l’automne, ils ont désormais retrouvé des couleurs et seront sans doute difficiles à croquer dimanche, au Cornaredo.

Avec un troisième rang final et une qualification pour les poules de l’Europa League, le FC Lugano a vécu un exercice 2016-2017 inespéré. Paolo Tramezzani a fait illusion – c’est vraiment le terme puisqu’on a vu par la suite, au FC Sion, les limites du technicien italien – avec un football très vertical et le précieux concours d’Alioski et de Sadiku en attaque. Le premier a inscrit 16 buts et le second (arrivé en janvier 2017) neuf. «L’efficacité et les résultats étaient là, mais la 3e place était sûrement un peu surfaite au niveau foot. Ensuite, il a fallu tout recommencer dès l’été puisque les deux attaquants et le coach sont partis», rappelle Marzio Mellini, responsable des sports au quotidien La Regione.

Pierluigi Tami s’est donc attelé à la tâche avec un départ difficile, notamment concrétisé par une série de cinq défaites consécutives en championnat, entre le 10 septembre et le 14 octobre. «L’Europa League a beaucoup fait parler au Tessin, explique Mellini. Chez certains, elle a fait naître une euphorie qui ne se justifiait pas. Le président la considérait comme une vitrine intéressante pour le club. L’entraîneur, lui, y voyait surtout une source de difficultés, avec une équipe moins forte et quelques nouveaux joueurs arrivés tardivement.»

L’attitude d’Angelo Renzetti, un président qui monte rapidement les tours et s’immisce volontiers dans la gestion technique de l’équipe, a sans doute contribué à la tension devenue toujours plus importante au fil des semaines. Et même pas très loin du point de rupture. «Après le match de Pilsen (ndlr: le 2 novembre), Pierluigi Tami a rassemblé les journalistes présents en République tchèque pour une mise au point, se souvient Marzio Mellini. C’était à l’aéroport, sur le chemin du retour. Il a dit en substance: «Qu’il s’en tienne à son rôle de président! Il a le droit de me virer s’il juge que je ne suis pas à la hauteur. Mais l’entraîneur, c’est moi et personne d’autre.»

Étoffer l’attaque

Depuis, les résultats se sont améliorés. Quant à l’aventure européenne, elle a pris fin jeudi à Bucarest, avec un succès face à Steaua. Aux 3 millions de francs perçus comme prime de l’UEFA, pour la participation aux poules, est donc venu s’ajouter un autre million pour les trois victoires engrangées. Mais, entre la location du stade de Lucerne – où Lugano a dû jouer ses matches à domicile –, proche du million, ainsi que les frais de voyage et les primes, l’opération «Europe» n’aura pas laissé beaucoup d’argent dans les caisses tessinoises. Suffisamment peut-être pour étoffer, l’hiver prochain, un compartiment offensif qui est le plus limité de Super League. Alors, Lugano dans la peau d’un relégué? Les Tessinois n’y songent guère. Il est vrai que l’équipe, plutôt solide sur ses bases, affiche certaines qualités dans le jeu. Au moins autant que ses concurrents du moment.

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