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«Si on m’avait dit il y a cinq ans que je me qualifierais, je n’y aurais pas cru»

Si les conditions météorologiques le permettent, la Lausannoise Elisabeth Gerritzen (21 ans) fera, ce week-end, ses débuts sur le World Tour.

«Rookie» chez les pros, Elisabeth Gerritzen est consciente que le palier à franchir sera important.
«Rookie» chez les pros, Elisabeth Gerritzen est consciente que le palier à franchir sera important.
Sébastien Varlet/FWT

Vous vous souvenez sûrement de votre premier jour d’école «chez les grands». Vous étiez arrivé sur la pointe des pieds, partagé entre fierté et timidité. A 21 ans, Elisabeth Gerritzen revivra une rentrée pas comme les autres. Demain, sur les contreforts du Mont-Blanc, elle se frottera aux plus grandes skieuses du monde. «La pression commence un peu à monter, reconnaît-elle. Pour l’instant, je me sens bien. Je crois que je n’arrive pas totalement à réaliser.»

Issue du ski alpin, Elisabeth Gerritzen s’est tournée très tôt vers le freeride. Les résultats ont rapidement suivi puisqu’elle a remporté le «Junior Tour» à 16 ans. Cette saison, la Lausannoise fera ses débuts avec les pros grâce à ses performances sur le circuit Qualifier, antichambre du World Tour. «Si on m’avait dit il y a cinq ans que je me qualifierais, je n’y aurais pas cru, concède-t-elle. Depuis, j’ai investi tellement de temps et d’énergie. Je regarde les compétitions depuis que je suis toute petite. C’était un rêve depuis longtemps.»

En arrivant sur le World Tour, la skieuse vaudoise entre dans un autre monde. «Le palier à franchir est important, reconnaît-elle. Mon ski devra être plus complet. Les faces sont plus longues et plus engagées. Mais c’est un challenge que je me réjouis de relever.»

Elisabeth Gerritzen a mis toutes les chances de son côté afin d’être à la hauteur de la tâche qui lui incombe. Grâce au programme sport-études de l’Université de Genève, l’étudiante en relations internationales est parvenue à éviter les examens durant la session d’hiver 2017 afin de se consacrer pleinement à son sport. «Je n’ai jamais autant skié en présaison. J’ai quand même essayé de changer le moins de choses dans ma préparation pour ne pas ajouter de stress inutile.»

Victoire au Japon

Cela semble payer puisque la rideuse vient de s’imposer à Hakuba, lors de la première épreuve de freeride organisée au Japon. «Cette victoire a forcément booster ma confiance, analyse-t-elle. Je ne me repose pourtant pas sur mes lauriers car je sais que le niveau sera différent à Chamonix.»

A la veille du début de la saison, les conditions météorologiques inquiètent les organisateurs. Le concours a été suspendu à cause du manque de neige. Une décision sera prise demain pour un éventuel départ dimanche. Les rideurs pourraient attendre jusqu’à mercredi avant de s’élancer. Mais le faible enneigement pose aussi un problème de sécurité, faisant ainsi ressortir les cailloux du massif. «Forcément, c’est hyper- inquiétant, admet Elisabeth Gerritzen. Mais je suis assez casse-cou et ce n’est pas ça qui me fait peur. La sécurité est toujours maximale durant les compétitions.»

Pour sa première dans l’élite, la jeune Vaudoise s’est fixé comme objectif de figurer dans le top 6 après les trois premières étapes. Un tel classement lui permettrait ainsi d’être du voyage en Alaska (4e épreuve de la saison) mais surtout de se qualifier pour l’Xtreme de Verbier. «Ce serait fou de pouvoir skier devant mes amis et ma famille. Je vais tout faire pour que cela devienne réalité. Qui sait?»

Premier élément de réponse demain à Chamonix.

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