Maya Chollet en marche vers son premier Ironman

Triathlon La Vaudoise du Stade Genève prépare l’épreuve de Nice en suivant la «Via Roestica» sur les ondes de la RTS!

Maya Chollet va passer des rives du Léman aux rivages de la Grande Bleue.

Maya Chollet va passer des rives du Léman aux rivages de la Grande Bleue. Image: MONACO-ATHLETISME.COM

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Maya Chollet, le nom vous dit forcément quelque chose. Voilà longtemps qu’il s’invite avec familiarité en tête des classements de course à pied ou de triathlon. La jeune femme qui le porte est une «pile électrique». C’est son sobriquet à la RTS, où la Vaudoise de Palézieux travaille depuis trois ans comme journaliste reporter. Et il lui va comme un gant, elle qui semble avoir réinventé le mouvement perpétuel. «On me dit que je suis difficile à suivre, dit-elle. On m’appelle aussi la «folle» ou le «petit rayon de soleil». Ma foi, je préfère ce dernier…»

Mais au fait, qui est vraiment Maya Chollet (30 ans), cette sportive butineuse qui s’apprête à disputer, dimanche à Nice, son premier Ironman, alors qu’elle arpente depuis mardi le Röstigraben sur les ondes de la Première? Une boulimique de l’effort? «Oh, non! Cette formule ne me plaît pas. Elle suggère le dégoût et ce n’est vraiment pas ce que je ressens en me dépensant physiquement», rétorque l’athlète du Stade Genève.

«Curieuse et persévérante»

Non, si Maya court comme le furet du bois joli, si elle se lève aux aurores pour nager aux Vernets en compagnie des pompiers, c’est par passion, par appétit de la vie. Cette vie qui lui a enlevé brutalement sa maman alpiniste. Cette vie qu’elle prend à «bras-le-cœur». «Mais sans cardiofréquencemètre ni compteur de watts», précise-t-elle! L’instinct lui tient lieu de boussole, le hasard de bon génie. «Je suis curieuse et persévérante. Jamais je ne me dis: aujourd’hui, je ne sais pas quoi faire…» Et si elle s’arrête en chemin, c’est pour mieux laisser courir le crayon sur ses carnets de dessin.

Le sport, elle l’a accueilli comme une providence. Quoi de mieux pour vaincre l’ennui d’une scolarité sans adrénaline? «Une traversée du désert», se souvient-elle. Les voyages, peut-être, une autre source d’évasion pour cette bachelière en langues (allemand et russe), master en relations internationales en bandoulière, partie faire ses humanités au fin fond du Kirghizistan ou auprès de l’ambassade de Suisse en Jordanie – où elle a disputé jusque-là son seul marathon, en 3 h 15.

Drôle de salade niçoise

Oui, le sport a été pour elle une révélation et une forme d’exutoire, d’abord dans l’ordinaire d’une pratique sans exploit. «En natation, j’étais nulle. J’ai dû attendre mes 15 ans pour monter sur mon premier podium. Mais j’adore l’eau et j’y ai appris le goût de l’effort et du défi», raconte-t-elle. A 18 ans, Maya Chollet participe à la traversée du Léman entre St-Gingolph et Vevey. C’est peut-être là que tout a vraiment commencé. «A l’arrivée, on m’a proposé un rôle de relayeur dans un triathlon. Je me suis dit que ce serait drôle de faire tout, toute seule…» C’est avec ses récompenses gagnées à l’école qu’elle s’est acheté son premier vélo de triathlon.

Depuis, la stakhanoviste se multiplie et triple son plaisir. Elle avoue un faible pour le triathlon de la Gemmi et son décor minéral, dans la région de Loèche-les-Bains. Elle craque pour l’Inferno, qui hisse ses galériens jusqu’au Schilthorn. «Plus ça monte, plus j’aime», s’exclame-t-elle. Il faut se méfier de sa frêle silhouette, Maya est une guerrière! Ce printemps, elle a disputé deux semi-Ironman, à Aix-en-Provence (en 5 h 01) et à Rapperswil (en 5 h), malgré une préparation abîmée par un chauffard en Croatie. On l’a également vu gagner le Tour du Canton ou le triathlon de Genève, le week-end dernier, en version short et en relais.

Ces jours, elle marche en direct sur les ondes et la Via Roestica. Et dimanche, elle s’attaque «au Graal», son premier Ironman. 3,8 km dans la Grande Bleue, 180 km de vélo dans l’arrière-pays et un marathon sur la promenade des Anglais. Une drôle de salade niçoise qui peut la mener à Hawaii! Et après? «Je trouverai autre chose. L’ultra-trail de la Diagonale des Fous, à la Réunion, me tente bien…»

(24 heures)

Créé: 19.07.2017, 20h31

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