Une médaille est l’objectif du Vaudois Mehdi Amhand

TaekwondoEngagé demain chez les moins de 63 kg, le taekwondiste s’est donné les moyens de briller aux Européens de Montreux.

Afin de mettre le maximum d’atout dans son jeu, Mehdi Amhand a quitté son emploi de vendeur, en septembre dernier, pour ne se consacrer qu’au taekwondo.

Afin de mettre le maximum d’atout dans son jeu, Mehdi Amhand a quitté son emploi de vendeur, en septembre dernier, pour ne se consacrer qu’au taekwondo. Image: Florian Cella

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«Ces championnats d’Europe chez moi, à Montreux, j’y pense depuis une année. Et je crois m’être préparé au mieux pour réussir à y briller. Mon objectif est simple: ce vendredi (demain), je veux terminer la soirée sur le podium!»

Pour que ses hautes ambitions se concrétisent, le Veveysan Meh­di Amhand (23 ans) a mis tous les atouts de son côté. En septembre dernier, il a quitté son emploi de vendeur pour se consacrer uniquement au taekwondo. Un statut de professionnel qui lui a permis d’effectuer des stages au Maroc (Marrakech), en France (Montpellier) et dans les Emirats (Dubaï). Le tout en suivant les conseils avertis de son nouveau coach, le Marocain Skiri Abdelilah. «Je me suis entraîné à raison de six à sept heures par jour, raconte Mehdi Amhand. Ces sacrifices, possibles grâce à un généreux sponsor, m’ont permis de beaucoup progresser. A tel point qu’aujour­d’hui, même si je suis conscient que la tâche sera difficile, je me sens capable de me qualifier pour les demi-finales. Et donc de terminer ensuite ces championnats d’Europe avec une médaille autour du cou.»

«Si l’on excepte une petite pause de six mois consacrée au football à 10 ans – qui m’a permis de me rendre compte que le ballon n’était pas fait pour moi –, j’ai toujours pratiqué cet art martial avec passion.»

Assis à quelques mètres de son protégé, Skiri Abdelilah ne le contredit pas. Et, s’il avait été à ses côtés, son père, Abdenbi, président de la Fédération suisse et ancien taekwondiste de valeur, aurait certainement approuvé la détermination de son fils. «C’est bien entendu grâce à lui que j’ai commencé le taekwondo à l’âge de 5 ans, raconte Mehdi. Un sport qui m’a tout de suite plu et convenu. Si l’on excepte une petite pause de six mois consacrée au football à 10 ans – qui m’a permis de me rendre compte que le ballon n’était pas fait pour moi –, j’ai toujours pratiqué cet art martial avec passion.» Et avec succès puisque celui qui est Marocain par son père et Suisse par sa mère a même décroché une médaille de bronze aux championnats d’Europe M21, en 2012. Des débuts prometteurs que Mehdi n’a pas encore tout à fait réussi à confirmer chez les seniors, malgré une méritoire 9e place aux derniers Européens de Bakou, il y a deux ans. «Pour mes premiers Mondiaux, en 2013 à Puebla au Mexique, j’avais été sorti au 1er tour, rappelle-t-il. L’an passé, j’avais dû faire l’impasse en raison d’une blessure. Mais, à 23 ans, je n’ai pas encore atteint le sommet d’une carrière qui peut durer encore une bonne dizaine d’années au plus haut niveau.»

Tokyo en ligne de mire

Mehdi Amhand a donc tout le temps de réaliser son rêve de participer aux Jeux olympiques, lui qui n’a même pas pu essayer de décrocher son billet pour Rio. Un sujet qui reste très sensible. «Disons que j’ai eu, l’an dernier, quelques petits soucis, sur lesquels je ne souhaite pas trop m’étendre, avec Swiss Olympic, marmonne Amhand. Du coup, je n’ai pas été autorisé à participer au tournoi de la zone européenne qualificatif pour les Jeux. D’autant plus frustrant que j’avais auparavant battu à deux reprises l’Israélien (ndlr: Gili Haimovitz) qui a remporté le tournoi.»

Mehdi Amhand ne sera pas le seul Vaudois à fouler le tatami de la salle omnisports du Pierrier entre aujourd’hui et dimanche. Mélanie Huck, Zef Gjolaj, Ilias El Maliki et Matteo Ortolini, qui s’entraînent tous à Vevey, figurent parmi les 13 taekwondistes suisses déterminés à montrer que des jeunes de qualité sont prêts à succéder aux stars de la spécialité que sont les Biennoises Manuela Bezzola (53 kg, en lice demain aussi) et, surtout, Nina Klay (62 kg, en lice samedi), la seule Suissesse à avoir remporté un titre européen (2014) ainsi qu’une médaille de bronze mondiale (2013). Ces deux athlètes d’expérience mettront d’ail­leurs un terme à leur carrière après ce rendez-vous montreusien. «Ces deux taekwondistes sont une source d’inspiration pour moi, admet Mehdi Amhand. Elles ont réussi de belles carrières qui ont contribué à faire un peu mieux connaître notre sport. J’espère que j’y parviendrai moi aussi.»

Après ces championnats d’Europe et une pause bienvenue, Meh­di Amhand commencera à penser aux Mondiaux 2017, qui se dérouleront en Corée du Sud, la patrie du taekwondo. «Cet été, conclut-il, je vais travailler quelques mois avant de consacrer à nouveau tout mon temps à la préparation de ce grand rendez-vous.»

Créé: 19.05.2016, 09h34

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