Mélanie Meillard est en Norvège pour gagner des médailles

Jeux olympiques de la jeunesseAprès sa 2e place du combiné, la Valaisanne de 17 ans s’est offert le titre du géant. Rencontre avec une championne.

Avant le slalom, Mélanie Meillard a déjà remporté deux médailles (or et argent) à Lillehammer.

Avant le slalom, Mélanie Meillard a déjà remporté deux médailles (or et argent) à Lillehammer. Image: Pierre-Alain Schlosser

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Mélanie Meillard a la classe modeste des athlètes de renommée internationale. Disponible, humble, un caractère bien trempé: la Valaisanne de 17 ans est faite du même tonneau que les Vreni Schneider et autre Erika Hess. Avec, certes, un palmarès encore à construire. Néanmoins, l’athlète d’Hérémence est le genre de skieuse capable de vous faire hurler des encouragements un peu idiots devant le poste de télévision. Qu’importe! Le ridicule n’a jamais tué personne.

«Je vois Mélanie Meillard et Aline Danioth faire une grande carrière en Coupe du monde»

Même Dominique Gisin s’est montrée dithyrambique à l’égard de Mélanie Meillard. «Aline Danioth et elle sont de grandes championnes, dit la médaillée d’or de descente à Sotchi. Les retrouver aux meilleures places à Lillehammer n’est donc pas une surprise. Je les vois faire une grande carrière en Coupe du monde.»

Le plus touchant est de voir la jeune fille enquiller les expériences les unes après les autres, en vivant intensément chaque instant. «C’est extraordinaire, j’ai vécu mes premiers Mondiaux juniors, il y a un an. Cet hiver, j’ai goûté à deux reprises à la Coupe du monde et me voilà à Lillehammer pour les JOJ», énumère l’apprentie gestionnaire de commerce de détail chez Ochsner, à Sion.

Progression régulière

Mais la skieuse, originaire de Bôle dans le canton de Neuchâtel, ne dit pas tout. Par modestie, elle omet de parler de la régularité de sa progression. L’an dernier, alors qu’elle n’avait que 16 ans, elle se classait 6e du super-G des Mondiaux juniors. Un véritable exploit puisqu’elle faisait partie des plus jeunes à s’élancer; la compétition étant ouverte aux athlètes jusqu’à 18 ans. Cette année, aux JOJ, elle s’est classée 4e du super-G, avant de remporter l’argent du combiné et l’or du géant. Une collection de médailles qui pourrait s’étoffer aujourd’hui, à l’issue du slalom.

«Si je viens à Lillehammer, c’est précisément pour remporter des médailles, car j’en ai les capacités, affirme Mélanie Meillard. La Coupe du monde, c’est en revanche une autre affaire. Lors de ma première expérience, à Åre, je suis sortie, alors que j’étais 25e à l’intermédiaire. A Flachau, je n’ai pas bien skié car je ne voulais pas chuter à nouveau. J’ai trop assuré et j’ai terminé 54e.» En revanche, les résultats en Coupe d’Europe sont là, avec une présence régulière dans les 10 premières places.

Famille soudée

La nouvelle championne olympique de la jeunesse bénéficie d’un conseiller de choix en la personne de son frère Loïc (19 ans). Cet autre talent du ski suisse a remporté deux épreuves de Coupe d’Europe, cette saison. Il participe régulièrement à des épreuves de Coupe du monde. «C’est toujours bien de parler avec lui, confirme Mélanie Meillard. Comme il se trouvait en Coupe du monde au Japon, nous n’avons pas beaucoup échangé. Mais nous restons le plus possible en contact.»

Les parents, Carine et Jacques, ont fait le déplacement en Norvège pour encourager leur fille. Un soutien essentiel et jamais intrusif. La philosophie de Jacques Meillard, le papa, est claire: «La seule chose qu’on demande à nos enfants, c’est d’être sympas et polis. Et aussi d’assurer leur avenir professionnel, car jamais rien n’est sûr en sport.»

Pour l’heure, Mélanie Meillard poursuit son apprentissage. «Ces Jeux de la jeunesse sont très utiles. Si je me trouve un jour aux JO, j’aurais une petite expérience de ce type de manifestations, du village olympique et de l’ambiance d’un tel rassemblement. A Lillehammer, nous sommes toutefois un cran au-dessous des Jeux traditionnels.» Pyeongchang 2018? Mélanie Meillard n’y pense pas encore. Mais les JO sont un rêve qu’elle espère vivre en couleurs. (24 heures)

Créé: 17.02.2016, 17h47

La police se fait discrète à Lillehammer

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à Lillehammer la sécurité n’est pas le premier souci des organisateurs. Seuls 102 policiers ont été réquisitionnés durant les dix jours de la manifestation. Une garde particulière a toutefois été nécessaire autour de la famille royale. Mais force est d’admettre que la police reste discrète, pour ne pas dire invisible.

Même les portiques de sécurité, omniprésents lors des JO traditionnels, sont absents. Un seul de ces passages identiques
à ceux des aéroports a été mis en place à l’entrée du village olympique, où logent les athlètes. «L’absence de cible est une explication, relève Jacques Antenen, commandant de la police cantonale vaudoise, venu en observateur. Ici, le choix a été de réduire la sécurité au strict minimum. A Lausanne, nous tenterons de suivre cette ligne. Cet événement a relativement peu de retentissements tant au plan international que de la fréquentation du public.»

La configuration des installations est un atout pour Lillehammer. Tout est proche. A Lausanne, l’éclatement relatif des infrastructures ne permettrait pas de limiter autant le dispositif. Rien que les transports des équipes nécessiteront une attention plus soutenue qu’en Norvège. «L’équation se complique avec l’A9 en chantier et une gare de Lausanne en pleins travaux, précise Denis Froidevaux, chef d’état-major cantonal de conduite. Une autre différence: la patinoire de Malley se trouvera en tissu urbain, alors que celle de Lillehammer a été construite au milieu de nulle part.»

Comme ses collègues, Frédéric Pilloud, remplaçant du commandant de la police municipale de Lausanne, est serein face au travail qui l’attend. «Visiter les installations norvégiennes nous a confirmé que nous avions la capacité de gérer un événement comme celui-ci. Nous avons l’expérience de la Gymnaestrada, des visites d’hommes d’Etat.»

Denis Froidevaux abonde dans ce sens: «Le canton de Vaud est doté de moyens, de savoir-faire et de personnes qui savent gérer les crises. Dans le cadre de Lausanne 2020, il y aura une analyse du risque avec une segmentation de celui-ci: probable, peu probable, très peu probable. Dans le cas où le risque d’attentat est peu probable, le système saurait toutefois réagir en cas d’un tel événement. On veille surtout à garder la capacité de travailler de façon modulaire et de manière réactive avec les différents partenaires.» Car, comme le souligne Jacques Antenen: «La réalité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain.» Pas de doute, les JOJ de 2020 sont sous bonne escorte.

Jacques Antenen, Denis Froidevaux et Frédéric Pilloud préparent 2020. (Image: P.-A. S)

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