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Merci «Simi» et bon vent

Notre envoyé spécial, Pascal Bornand, tire son chapeau à Simon Ammann.

Vingt après Nagano 1998, Ammann a certainement disputé ses sixièmes et derniers Jeux olympiques.
Vingt après Nagano 1998, Ammann a certainement disputé ses sixièmes et derniers Jeux olympiques.
Keystone

Charismatique, c’est un mot savant que l’usage commun a vulgarisé. Il est un peu fourre-tout, commode à l’emploi. C’est devenu la qualité à la mode, l’apanage des gens qui réussissent. Mais quelle est sa réelle définition? Faites un sondage autour de vous, la question interloque.

Pour y répondre, il fallait se trouver samedi soir au bas du grand tremplin d’Alpensia et se laisser envoûter par la grâce et le magnétisme de Simon Ammann. Un privilège frigorifique. Et si le sauteur saint-gallois en était la plus parfaite expression? Car mieux que personne, il possède le don d’émerveiller, même au crépuscule de sa carrière, même loin du podium (13e). Un don conféré par grâce divine, comme le dit Le Petit Robert. Vingt ans après Nagano et son décollage olympique, Simon Ammann est donc redescendu sur terre. Atterrissage en douceur. C’était ses adieux aux Jeux. Sans larme. Sans tambour ni trompette. Avec juste, parce qu’il est resté jusqu’au bout un compétiteur dans l’âme, une petite pointe de regret. Ah! ce saut parfait qu’il n’a pas pu déclencher. «L’âge peut-être… Mais cela reste un jour merveilleux, du müesli du matin jusqu’à maintenant.» Dans la zone d’arrivée, il est intarissable, comme s’il ne voulait pas que tout s’arrête. À l’entendre, à voir ses yeux papillonner, il aura toujours la tête dans les étoiles. «J’ai vécu tellement de moments forts, d’émotions extrêmes», s’extasie-t-il. Reviennent en flash-back les personnages de son odyssée. Harry Potter, le magicien d’or, révélé à Salt Lake City. «Simi», remonté comme un coucou huit ans plus tard à Vancouver. Et la «mésange du Toggenburg», tombée du ciel à Bischofshofen en 2015. C’est un casting de film à grand spectacle.

Depuis, le quadruple champion olympique s’est relevé, «avec le cœur et l’esprit». Et il s’est mis à poursuivre son ultime rêve. «Un défi insensé mais fascinant. Chaque année, chaque mois, chaque jour, chaque minute, j’ai profité de cette chance-là. Je suis reconnaissant à ma famille d’avoir pu vivre encore une fois ça.» Ammann captive l’attention. Et puis, il s’en va, serein, avec une forme de «planitude» qui lui colle à la peau. Ne cherchez pas, le mot n’est pas dans le dictionnaire.

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