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Monstrueuse, la France étouffe le rêve belge

Forts, très forts, les Bleus ont battu les Diables rouges mardi soir (1-0). Les voilà en finale pour la troisième fois depuis 1998.

Ça plane pour Umtiti, qui vient de profiter d’un corner pour marquer de la tête, à la 51e, ce qui restera le seul but du match.
Ça plane pour Umtiti, qui vient de profiter d’un corner pour marquer de la tête, à la 51e, ce qui restera le seul but du match.
Keystone

Les jours ont beau s’écouler, en Russie, l’équipe de France est toujours l’une des plus jeunes de cette Coupe du monde. Mais les Bleus incarnent surtout, depuis leur nouvelle démonstration de force et de savoir-faire mardi soir à Saint-Pétersbourg, le premier finaliste du tournoi. La victoire décrochée face à la Belgique, ardue mais amplement méritée (1-0), vient asseoir une impressionnante régularité: depuis leur sacre de 1998, une fois sur deux, les Tricolores participent au dernier acte du Mondial. Et ce au terme d’une rencontre de très grande qualité.

Didier Deschamps et Roberto Martinez, du haut de leur infinie science, auraient pu concocter une froide bataille tactique – d’ailleurs les deux formations étaient, comme on dit, «bien en place». Mais il y avait trop de chevaux sous le capot pour se cantonner à une partie d’échecs. Derrière la prudence de rigueur à un tel niveau de compétition, quelle volonté de faire mal à l’adversaire, et vite!

Du tac au tac

Alors après treize secondes, Kylian Mbappé a donné le ton en se fendant d’une première accélération dont il a le secret – maîtrisée par Jan Vertonghen. Eden Hazard a répliqué du tac au tac ou presque, en débordant sur son flanc gauche pour adresser un centre que Samuel Umtiti a bien failli transformer en plomb pour les Bleus (6e) – le défenseur du FC Barcelone repassera pour ce qui est de l’or.

La France avait manifestement choisi, dans un premier temps, de laisser le ballon et le contrôle à la Belgique. Alors cette dernière a posé sa patte sur le match, avec une certitude: elle se ferait taper sur les doigts à la moindre incartade. Démonstration à la 13e minute lorsque, quatre secondes après une perte de balle des Diables à soixante mètres de leur but, Kylian Mbappé faillit se retrouver seul devant Thibaut Courtois. Un ping-pong infernal était lancé, à double lame. Il y a d’abord eu la vague rouge: Eden Hazard oublie Romelu Lukaku pour trop croiser une frappe (15e) avant d’en voir une autre, magnifique, déviée in extremis de la tête par Raphaël Varane (19e); Hugo Lloris, chaud patate, sort devant Marouane Fellaini (20e) avant de s’envoler sur un essai de Jan Vertonghen (21e). Puis a déferlé la vague bleue: tête d’Olivier Giroud à côté (31e), tout comme sa reprise sur un magnifique service de Mbappé (34e), qui offrira encore un ballon de but à Benjamin Pavard, détourné de l’extérieur du mollet droit par Courtois (39e).

Umtiti grille Fellaini

On respire? Oui, car c’est la mi-temps. Et puis tombe le couperet, déjà, sur une balle arrêtée parmi tant de mouvement (51e). Coup franc d’Antoine Griezmann sur la tête victorieuse d’Umtiti, qui grille Fellaini au duel. La même recette que celle qui avait débloqué les choses, en quart face à l’Uruguay, si ce n’est que Varane avait alors endossé le rôle du bourreau. Bouillante comme un lance-flammes, froide comme une kalachnikov, la France avait fait le plus dur.

Car les Belges le savent désormais: remonter deux goals devant le Japon, puis renverser le Brésil, ça n’était pas encore faire trébucher le monstre à onze têtes fabriqué par Deschamps. Bien sûr, Romelu Lukaku aurait pu tirer quelque chose des deux situations chaudes dont il a hérité à la 88e. Mais la pique des Diables est passée à côté, comme de son match au demeurant.

Philippe et Mathilde, le couple royal, pouvaient plier bagage la larme à l’œil; et Emmanuel Macron serrer le poing – les sondages devraient être bons cet été. Reste à savoir qui, de l’Angleterre ou la Croatie, viendra défier le colosse français dimanche à Moscou. D’avance, on lui souhaite bonne chance.

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