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A Montreux, les étoiles de la piste ont fait briller les yeux des enfants

Renaud Lavillenie et Mujinga Kambundji, notamment, ont conseillé une soixantaine d’athlètes en herbe.

Les enfants s'entrainent au saut à la perche avec le français  Renaud Lavillenie.
Les enfants s'entrainent au saut à la perche avec le français Renaud Lavillenie.
KEYSTONE/Laurent Gillieron
Les enfants se sont entrainés avec L.J. Van Zyl d'Afrique du Sud.
Les enfants se sont entrainés avec L.J. Van Zyl d'Afrique du Sud.
KEYSTONE/Laurent Gillieron
Alain-Herve Mfomkpa s'est pris au jeu.
Alain-Herve Mfomkpa s'est pris au jeu.
KEYSTONE/Laurent Gillieron
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«Mais j’arriverai jamais à sauter 6,16 mètres, moi.» A côté de Renaud Lavillenie, Ethan (8 ans) regarde avec inquiétude la barre fixée à la hauteur du record du monde. Tout là-haut. «Moi non plus, lui répond, hilare, le perchiste français. Pas aujourd’hui en tout cas!» Le double champion du monde était la principale attraction de l’entraînement pour les enfants organisé mardi au stade de la Saussaz, à Montreux. Sur les coups de 17 h 30, le perchiste, accompagné de Mujinga Kambundji et de LJ van Zyl, est arrivé en hélicoptère pour éviter les bouchons provoqués par le Montreux Jazz.

Septuple vainqueur de la Diamond League, Lavillenie est un habitué de l’exercice. «C’est devenu presque une habitude en amont d’Athletissima. C’est la septième fois que j’y participe et c’est toujours un plaisir.» Un tel événement, qui plus est sous une chaleur écrasante, ne laisse-t-il pas des traces à deux jours du meeting? «Je ne vais pas mentir et dire le contraire, concède le Français. Mais ici, tout est bien organisé donc la fatigue est minime.»

Renaud Lavillenie a aidé une soixantaine d’athlètes en herbe à sauter à la perche sur le tapis depuis un caisson. Du haut de ses 7 ans et demi, Tess a pris son courage à deux mains. «C’était la première fois donc j’ai eu un peu peur mais je crois que j’ai bien sauté.» Et Lavillenie? «Je sais pas vraiment qui c’est, répond-elle dans un haussement d’épaules, mais il est sympa.»

A quelques encablures de là, Mujinga Kambundji travaille les départs avec ses élèves. La Bernoise corrige gentiment la position des jeunes coureurs dans les starting-blocks. «Après cette journée, j’ai trop envie de commencer l’athlétisme, affirme avec enthousiasme Fabien (10 ans). Je vais garder ces conseils et travailler à la maison.»

Membre du club de Martigny, Magali (11 ans) est déjà une sprinteuse aguerrie. «Cet entraînement va m’aider à être meilleure que les autres, résume-t-elle. Mujinga m’a dit de plus lever mon corps au départ. Je l’avais déjà vue courir à Genève. Elle est trop forte.»

De l’autre côté de la barrière

Après une petite heure d’entraînement, place aux autographes. Tout le monde a eu droit à sa signature. Assis à la même table que Renaud Lavillenie, Alain-Hervé Mfomkpa se prête volontiers au jeu. «Il y a 10 ans, j’avais participé à cette journée comme enfant, se souvient le champion de Suisse du 400 mètres haies. Il y avait Asafa Powell et Usain Bolt, qui était au début de sa carrière. Aujourd’hui, je suis de l’autre côté de la barrière. Le but est surtout de donner envie à ces gamins de faire de l’athlétisme. C’est génial de voir tous ces sourires.»

Jeudi, le sociétaire du Lausanne-Sport disputera son deuxième Athletissima. Il espère descendre sous les 50 secondes. «L’année dernière, j’étais vraiment un bleu, image-t-il. J’ai été un peu mangé par le stress. Je sais désormais à quoi m’attendre.»

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