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Les murs du vestiaire pulliéran en tremblent encore

Les Foxes ont signé un troisième quart énorme pour arracher le derby vaudois – le premier dans l’élite depuis plus de sept ans.

Hors de lui à la pause, Randoald Dessarzin a su remobiliser ses joueurs.
Hors de lui à la pause, Randoald Dessarzin a su remobiliser ses joueurs.
Keystone

Enragé par la performance des siens, Randoald Dessarzin perd patience à attendre les statistiques de la première période. Il part en direction des vestiaires. Furax. Pully-Lausanne est mené (28-34) à la mi-temps du premier derby vaudois dans l’élite depuis février 2010.

«J’étais très fâché»

Les murs du vestiaire pulliéran ont tremblé durant la pause. «Sans ma prothèse au genou, une poubelle aurait peut-être volé à travers la pièce, plaisantait (à moitié) le principal intéressé après le match. J’étais très fâché. On ne pouvait pas se permettre d’être ridicule pour ce match si particulier.»

Après la tornade Dessarzin, le vétéran Tony Brown (38 ans) a pris la parole plus posément. «C’est mon rôle, expliquait simplement l’Américain. Je suis un vieux gars. J’ai utilisé mon expérience et mon vécu de ce type de matches. On devait changer notre état d’esprit. Devant un tel public, pour notre premier match à Pully, on se devait de montrer un autre spectacle.»

Naufrage veveysan

Le vieux routard est ensuite passé de la parole aux actes sur le parquet. Repositionné en meneur de jeu, le No 10 a livré un véritable récital, inscrivant 15 des 31 unités lausannoises en 10 minutes.

Les Riviera Lakers ont pris l’eau dans cette période en encaissant notamment 18 points d’affilée. Vevey était K.-O. debout avant le début de la quatrième reprise (58-47). Depuis le banc, Paolo Povia a assisté impuissant au naufrage collectif de ses joueurs. Son temps mort n’a rien changé à la donne. L’Italien ne parvenait toujours pas à analyser cette déroute plusieurs minutes après la sirène finale. «Mon message n’est apparemment pas passé. Peut-être que les joueurs paniquaient tellement qu’ils ne pouvaient plus rien entendre.»

«Responsabiliser mes joueurs»

Une semaine après une lourde défaite à domicile face à Fribourg (94-57), Vevey enchaîne une seconde déconvenue en championnat. La facile victoire en 16e de finale de Coupe (75-53) à Meyrin (LNB) paraît bien anodine. «Perdre ce derby, surtout avec ce scénario, fait plus mal encore que le match contre Fribourg, poursuivait l’entraîneur transalpin. Je dois responsabiliser mes joueurs. Chacun doit se remettre en question pour répondre présent dès le week-end prochain.» A priori, le déplacement à Neuchâtel vendredi prochain n’est pas le match idéal pour panser ses plaies.

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