«Au niveau des ego, l’équipe de Suisse sera plus facile à gérer que Lugano!»

Hockey sur glaceLe Genevois Flavien Conne estime que Patrick Fischer, le nouveau coach national, n’est pas un mauvais choix pour diriger les Helvètes.

Contre Ge/Servette, Patrick Fischer avait échoué à deux reprises au 1er tour des play-off. A lui de faire mieux avec la Suisse.

Contre Ge/Servette, Patrick Fischer avait échoué à deux reprises au 1er tour des play-off. A lui de faire mieux avec la Suisse. Image: Eric Lafargue

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Ce ne sera donc pas Ralph Krueger ni Larry Huras. C’est finalement Patrick Fischer qui a été nommé, contre toute attente, sélectionneur de l’équipe nationale. Il est Suisse et s’exprime en allemand; mieux, il était libre de tout engagement: CEO de Swiss Ice Hockey, Florian Kohler est donc content même s’il était prêt à «attendre, attendre, attendre». Soit la libération du Biennois Kevin Schläpfer, l’homme que voulait absolument la Fédération. Ou alors Arno Del Curto, qui a préféré la sécurité à Davos.

Débuts le 18 décembre

L’ex-entraîneur de Lugano, licencié par le club tessinois le 22 octobre, s’installera donc dans le fauteuil laissé vacant par Glenn Hanlon, rentré dans son pays. A vrai dire, le Canadien n’a pas laissé un grand souvenir de son passage éclair dans notre pays; personne ne l’a vraiment regretté. Après que John Fust eut assuré l’intérim le mois dernier à la Deutschland Cup, le Zougois (40 ans) sera lancé dans le bain les 18 et 19 décembre, lors de l’Arosa Challenge.

Dans cette nouvelle mission, il sera épaulé par Felix Hollenstein (qui était également candidat) et le jeune retraité Reto Von Arx, le même qui avait décidé de tirer un trait définitif sur l’équipe nationale. Mais c’est bien connu, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. «Je suis heureux que nous ayons pu engager trois grandes personnalités du hockey sur glace suisse. Elles disposent d’un bon réseau et je suis convaincu de leur potentiel à diriger l’équipe avec succès», a souligné Raeto Raffainer, directeur des équipes nationales, ravi que le nouveau sélectionneur aura aussi la mission, avec ses deux adjoints, de promouvoir la relève.

Le contrat du trio d’entraîneurs a été conclu jusqu’à mai 2016, avec option de prolongement. «Je respecte profondément la mission qui m’a été confiée et ressens une grande fierté de prendre la direction de l’équipe nationale, s’est réjoui, dans un communiqué de la FSHG, celui qui s’était déjà occupé des jeunes Helvètes (M20) en 2012 avant d’assister Sean Simpson (en 2013, lors de la médaille d’argent des Suisses en Suède). Avec mes assistants, je suis convaincu de pouvoir insuffler à l’équipe la volonté de réussir et je suis motivé à faire progresser tout le programme de l’équipe nationale», affirme encore l’ex-attaquant, deux fois champion de Suisse avec le HC Lugano (1999) et le HC Davos (2002) comme joueur. Patrick Fischer, qui a porté le maillot de l’équipe nationale à 183 reprises (six championnats du monde et deux Jeux olympiques) et qui a disputé 24 matches en NHL avec les Coyotes de Phoenix, n’a laissé que de bons souvenirs dans sa carrière sur la glace, il a même été le premier Suisse en KHL (Saint-Pétersbourg, 2007-2008).

Ce n’est pas forcément le cas derrière un banc, à commencer par Lugano, où il a échoué deux fois au premier tour des play-off face à Ge/Servette alors que son équipe partait favorite. «Durant ces séries, c’est l’expérience de Chris McSorley qui a fait la différence», remarque à juste titre un joueur de LNA, qui a tenu à garder l’anonymat.

«Un bon motivateur»

Le Genevois Flavien Conne, qui a été le coéquipier de «Fischy» en sélection avant d’évoluer, à la Resega, sous ses ordres lors de la saison 2013-2014, le connaît bien. «C’est un bon motivateur qui essaie de parler avec les joueurs, explique l’ancien junior des Vernets. Pour être passé à Davos, il aime un jeu offensif, vertical. Cela peut être un virage intéressant pour l’équipe nationale, qui cherche à marquer plus de buts.»

Mais après son échec au Tessin, saura-t-il gérer les ego d’internationaux? «A Lugano, précise l’ex-international, il s’est retrouvé avec passablement de pression. Il n’a d’ailleurs pas hésité à couper des têtes à un certain moment. Mais en envoyant Damien Brunner dans les tribunes, il n’avait peut-être pas le vécu d’un coach qui a vingt ans de carrière pour gérer le cas différemment. Et puis il y a des facteurs extérieurs qui nous échappent, il ne pouvait pas tout contrôler. Maintenant, avec l’équipe nationale, c’est lui qui choisira son groupe et il fera en sorte que les ego aillent dans sa direction, ce sera plus facile à gérer qu’à Lugano. Comme l’on dit, wait and see.» Les dirigeants suisses cherchaient un gros poisson? A Patrick Fischer, qui a le label suisse, de prouver à ses dirigeants qu’il fera aussi bien l’affaire que Kevin Schläpfer!

Créé: 04.12.2015, 10h41

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.