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Finello, le Genevois qui rêve d’un exploit à PyeongChang

L'athlète d'Avully dispute ce vendredi le relais avec de grandes ambitions. Pour être en forme, il s’est couché ce matin vers 3 heures!

Jérémy Finello (No 86), ici à l’entraînement dans le parc de tir, a depuis longtemps dans sa ligne de mire le relais de ce vendredi.
Jérémy Finello (No 86), ici à l’entraînement dans le parc de tir, a depuis longtemps dans sa ligne de mire le relais de ce vendredi.
Keystone

Pour une interview, l’horaire est insolite. Il est bientôt minuit, Jérémy Finello vient de descendre de son vélo de fitness. C’était là son dernier entraînement avant le grand jour, ou plutôt un décrassage après une grosse séance d’intensité. Ce vendredi soir (12 h 15 en Suisse), le Genevois d’Avully dispute l’épreuve de relais 4 x 7,5 km, apothéose d’une quinzaine olympique balayée par le vent glacial et les triomphes en rafale de Martin Fourcade. Cette course, il l’a depuis longtemps dans sa ligne de mire. Il en attend beaucoup. «Je suis persuadé que l’on a un bon coup à jouer, répète-t-il, surtout si chacun d’entre nous évolue à son meilleur niveau.» Le néophyte vise un classement entre la 5e et la 7e place. «Et pourquoi pas mieux», ajoute-t-il. Non, ses deux premières expériences sur la piste d’Alpensia (63e du 10 km sprint et 47e du 20 km) ne l’ont pas échaudé.

Comment avez-vous vécu votre baptême olympique?

Plutôt froidement! Ces conditions climatiques extrêmes m’ont compliqué la vie, surtout dans le parc de tir. Je supporte mal le vent, et encore moins la cramine. Un mercure à – 15 degrés et des bourrasques à 80 km/h, non merci! D’accord, je ne suis pas un bobeur jamaïcain! Mais tout de même, je n’ai pas la même résistance au froid qu’un gars né dans la montagne, à La Brévine ou à Engelberg.

Ces deux courses préliminaires vous ont donc laissé sur votre faim?

Oui, d’autant plus que je ne voulais pas y faire que de la figuration. En sprint, le vent m’a fait perdre mes moyens. Sur 20 km, j’étais parti pour faire un top 20 avant que deux derniers tirs ratés ne me freinent dans mon élan. C’est dommage.

Depuis une semaine, vous ne vous consacrezqu’à l’entraînement. Ne commencez-vous pas à trouver le temps long?

Oui, un peu. Cela fait déjà un mois que j’ai quitté la maison. Pour tuer le temps, je simule des courses avec d’autres biathlètes qui ne sont pas en compétition comme Simon Fourcade. Ou je me plonge dans l’ambiance olympique, devant la TV ou en suivant les épreuves de ski de fond ou de saut à skis. Comme ça, je m’acclimate au froid!

Vous n’êtes pas encore couché?

Non, l’extinction des feux est beaucoup plus tardive, entre 2 h et 4 h du matin! Et le réveil sonne vers 14 h. En fait, on a fait le choix de continuer de vivre à l’heure suisse. À quoi bon se lever tôt ou traîner au lit lorsque les courses se déroulent en soirée. L’horloge interne et l’organisme ne sont pas perturbés, ils fonctionnent comme à la maison.

Le relais, c’est votre objectif principal?

Oui, on est sur la brèche depuis des mois pour espérer y faire bonne figure. Pour cela, on vit et on travaille ensemble entre 250 et 280 jours par année. L’excitation est bien plus grande que la peur. Ça reste du sport. Je ne pars pas à la guerre.

Avec la forme que tient Benjamin Weger, 6e de la poursuite et du 15 km, vous pouvez compter sur un leader performant. Est-ce pour vous une source de motivation supplémentaire?

Non, cela ne change pas grand-chose, ma souffrance sera la même. Je sais que je vais devoir me donner à fond. On court tous les quatre pour le bien de l’équipe mais on skie chacun pour soi et on se retrouve seul face à la cible. C’est un peu comme la France, championne du monde de foot en 1998. Il y avait des gars comme Karembeu ou Guivarc’h, et des stars comme Barthez ou Zidane.

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