Sarah Höfflin est tombée amoureuse de la Corée

SlopestyleAvant de décoller pour la Suisse, la championne olympique a savouré son titre autour d’un barbecue.

Sarah Höfflin a évoqué son sacre tout en dégustant un barbecue coréen.

Sarah Höfflin a évoqué son sacre tout en dégustant un barbecue coréen. Image: Christian Maillard

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Elle est arrivée à la Maison Suisse avec des petits yeux mais un large sourire et sa médaille d’or dans la poche. «Cela fait déjà trois jours qu’elle vit avec moi, à mon retour j’irai probablement à la banque pour la déposer dans un coffre.» Depuis qu’elle a touché les étoiles avec son «switch double neuf», Sarah Höfflin a beaucoup de peine à quitter son petit nuage, là d’où on ne redescend jamais tout à fait.

«Même si je ne m’attendais pas à ça, je commence à me faire à l’idée que je suis championne olympique», savoure la Genevoise, consciente du poids certain, au sens propre comme au figuré, que représente ce trésor. Toutes ces sollicitations dues désormais à son statut n’ont rien à voir avec ses succès en Coupe du monde ou aux X Games. Elle les découvre. «Je n’ai pas du tout l’habitude, tout est vraiment nouveau pour moi, heureusement qu’avec Swiss-Ski je suis bien soutenue», apprécie Sarah. Pour elle, entourée par sa famille, sa dauphine Mathilde Gremaud, les coaches et des athlètes suisses, les nuits suivant «cette journée hors de ce monde» ont été courtes. «On a ouvert le champagne et mangé des raclettes, il y avait du monde et de l’ambiance, c’était cool!»

9000 followers

La princesse de Plainpalais, qui comptabilise désormais plus de 9000 followers sur Instagram, avoue avoir reçu un bon millier de messages. Tous l’ont touchée en plein cœur. «Désolée si je n’ai pas encore répondu à tout le monde, mais il y en a énormément, avec des mots sympas. Je remercie tout le monde pour ce soutien incroyable.» Y avait-il, dans le lot, un témoignage du président de la Confédération Alain Berset? Elle l’ignore encore. Ce qu’elle sait en revanche, c’est que ce triomphe va lui ouvrir des portes, lui apporter des nouveaux sponsors. «J’ai hâte de voir ce qui va se présenter à moi, mais le plus important est que je puisse apprendre de nouvelles figures, car je ne suis pas encore satisfaite de mon niveau de ski!» Avec elle plus c’est haut, plus c’est beau.

«Et si nous allions manger avant de poursuivre?» L’invitation a ravi la Genevoise, qui avait plein de grenouilles dans son estomac. On a continué notre discussion au «Chalet», à Yongpyong. L’occasion de déguster un barbecue coréen. Elle nous sert de guide: «Vous prenez une feuille de salade, vous ajoutez le bœuf, du riz, du kimchi, de l’ail et une sauce un peu forte. Vous roulez le tout et vous pouvez y aller avec des baguettes ou avec vos doigts, c’est délicieux. Moi j’adore!» C’est la première fois que la freestyleuse se rendait dans le Pays du Matin calme. «Nous avons passé trois jours à Séoul avec mon père et mon grand frère avant de venir à PyeongChang, confie la Suissesse. On a visité des marchés et on a fait le tour de la ville, c’était très intéressant. Quand on voyage pour une compétition, je trouve bien de pouvoir s’imprégner de la culture locale, question de respect pour les Coréens qui nous invitent ici, qui font plein d’efforts pour nous aider. C’est un pays supersympa qui me donne envie d’y revenir.»

Panser ses blessures

Après Pékin 2022? La championne olympique en titre, âgée de 27 ans, sourit. «Moi, contrairement à d’autres athlètes, je ne raisonne pas en termes de JO. Comme la retraite, j’y penserai quand je ne me ferai plus plaisir. Et comme il ne s’agit que de ma deuxième saison de Coupe du monde, mon cœur me dit de continuer encore.» Elle est si jeune dans sa tête.

Après avoir remporté le grand globe de cristal il y a un an, les X Games fin janvier et l’or olympique samedi, la championne admet que «tout est allé très vite» mais qu’elle a encore beaucoup à apprendre. «Ce n’est pas parce que j’ai gagné cette médaille que je suis soudainement devenue meilleure que tout le monde. Mes coéquipières Mathilde Gremaud et Giulia Tanno ont, à mes yeux, plus de talent que moi.» C’était son or, voilà tout.

Sinon, la suite? La voltigeuse, qui a besoin de panser ses blessures de guerre, souhaite s’accorder «au moins deux semaines». «Mais il y a une Coupe du monde à Corvatsch à la fin du mois et comme c’est en Suisse, on m’a fait comprendre qu’il serait bien que je sois au départ. Cela tombe mal…»

Avant de rejoindre les Grisons, la reine des neiges de Bokwang va être accueillie comme une reine ce mercredi soir à 20 h 20 à Zurich, puis un peu plus tard à Genève. Avec des petits yeux, un large sourire et cette fois-ci sa médaille d’or autour du cou…

Créé: 20.02.2018, 20h24

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