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Simple péripétie ou malchance rédhibitoire?

La tenue de Gabriella Papadakis a lâché, laissant voir un sein. «Mon pire cauchemar», a-t-elle indiqué

Les deux Français ont pu garder leur concentration. Et ainsi préserver leurs chances de titre olympique.
Les deux Français ont pu garder leur concentration. Et ainsi préserver leurs chances de titre olympique.
Reuters

Gabriella Papadakis a fait bonne figure, sur la patinoire, puis en dehors. Pourtant, la mésaventure qu’elle a vécue durant le programme court de danse sur glace aurait pu ruiner les Jeux de la Française et de son compère, Guillaume Cizeron. Au début de leur passage, le tour de cou de son costume s’est partiellement détaché, laissant furtivement apparaître un sein de la patineuse. Laquelle n’a pas pour autant perdu sa concentration, ou en tout cas pas trop, même si elle avouait devant les médias: «Mon pire cauchemar est arrivé aux JO.»

S’il a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, l’incident n’a donc pas prétérité les chances françaises de médaille d’or, objectif avoué. Peut-être quelques dixièmes de points se sont-ils envolés à travers quelques imprécisions; hypothèse plausible quand on sait le degré de perfection qui caractérise Papadakis et Cizeron. Les double champions du monde et favoris de la compétition occupaient le 2e rang – à 1,74 point de leurs grands rivaux canadiens Tessa Virtue et Scott Moir – alors que le programme libre était agendé dans la nuit de lundi à mardi.

«On surfixe les tenues: il y avait six pressions, six crochets, un zip», assure la créatrice de costumes Sophie Thomas dans les colonnes du journal Le Monde. Pour le peu de tissu qu’il y avait, elle était bien accrochée.» S’il reste rare, ce type d’incident peut survenir. Comme en témoigne la juge Christine Miles. «J’ai récemment vécu un souci de ce genre dans une compétition internationale à Oberstdorf, indique la Vaudoise. Et je dois dire que, en tant que juge, cela me gêne beaucoup. Je me sens mal à l’aise pour la patineuse.»

Si un règlement existe, l’évolution récente des tenues, toujours plus dénudées, fragiles peut-être, peut-elle expliquer l’accident? «Les costumes évoluent, admet Christine Miles. Ils s’adaptent aux modes. Et après chaque JO, les statuts sont revus. Le cadre n’est donc pas immuable. L’évolution est permanente. Mais je ne crois pas qu’elle puisse expliquer ce qui s’est passé en Corée».

Et les juges prennent-ils en compte la nature même des costumes dans leurs notes? «Ce n’est pas un critère de points, mais il faut que le costume soit en adéquation avec ce qui est présenté. Ainsi, certains juges peuvent parfois considérer que ce n’est plus décent et qu’il ne s’agit donc plus d’un costume de patinage. Il peut alors y avoir une incidence sur la note.» Ce n’était pas le cas en l’occurrence. Alors simple péripétie ou malchance rédhibitoire?

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