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Pascal Richard: A la roue de la fortune, il a joué à qui gagne perd

A Atlanta, sur le circuit de Buckhead, le coureur vaudois a roulé sur l’or et dédié son titre à son père, trop tôt disparu. Aux sanglots de joie a succédé une cascade de malheurs.

Ce jour-là, il se colletait avec un formulaire administratif pour une histoire de jacuzzi! En pestant. Du Pascal Richard tout craché. «On m’a souvent taxé de délit de grande gueule», dit-il. L’ancien champion cycliste a toujours été un révolté, un batailleur. Un battant surtout. C’est ainsi qu’il s’est construit, avec rage et panache. C’est ainsi, aussi, qu’il a risqué de se détruire. Dans l’incompréhension et la rancœur. Par nature, un grimpeur est sans cesse tiraillé entre le vide et les sommets. Devenu architecte, le champion olympique d’Atlanta a pignon sur rue à Montreux. Pourtant, dans son bureau, aucun poster ne rappelle son exploit d’il y a vingt ans. «A quoi bon», glisse-t-il. Et puis, il se ravise. «On pourrait en accrocher un là…»

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