Passer au contenu principal

Sur les pavés, Degenkolb était comme à la maison

À Roubaix, terme de la 9e étape du Tour, l’ancien lauréat de l’Enfer du Nord s’est joué des Belges van Avermaet et Lampaert.

L'Allemand John Degenkolb (au centre) s'est imposé devant les Belges Greg van Avermaet (à gauche) et Yves Lampaert (à droite).
L'Allemand John Degenkolb (au centre) s'est imposé devant les Belges Greg van Avermaet (à gauche) et Yves Lampaert (à droite).
Keystone

Sur les traces de ses exploits, écrasant d’un coup de pédale fracassant les pavés pièges de la 9e étape, entre Arras et Roubaix (156,5 km), John Degenkolb (Trek-Segafredo) s’est adjugé dimanche sa première victoire sur le Tour de France. Cinq deuxièmes places: cela commençait à suffire pour l’Allemand, vainqueur de Paris-Roubaix en 2015.

Certes, l’arrivée ne s’est pas jugée sur la piste boisée du vélodrome roubaisien, mais lorsqu’il a fallu s’expliquer entre camarades sprinteurs, Greg van Avermaet et Yves Lampaert ont buté sur l’homme de Thuringe. Les deux compères belges avaient pourtant été à l’origine de l’échappée déterminante de la journée. Mais c’est bien connu: à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne!

Richie prend la porte

Des contreforts de la citadelle d’Arras (Pas-de-Calais) à Roubaix (Nord), cette 9e étape s’est apparentée pour beaucoup à un véritable chemin de croix. Sous le cagnard de juillet, plusieurs favoris ont ainsi mordu l’asphyxiante poussière des pavés du Nord. Bauke Mollema (Trek-Segafredo) et Tom Dumoulin (Team Sunweb) ont connu la crevaison, tout comme Romain Bardet (AG2R La Mondiale), par trois fois.

Le plus malchanceux du jour a été toutefois Richie Porte. Pris dans une chute avant même d’avoir vu les pavés, l’Australien de BMC voyait ses ambitions voler en éclats. Touché à l’épaule droite et contraint à l’abandon, il ne pourra reprendre la compétition que dans 6 à 8 semaines, selon son équipe.

À cinquante kilomètres de l’arrivée, on a vu le jaune de Greg van Avermaet (BMC) fleurir au milieu des champs de blé de l’Hexagone. En augmentant l’allure, le Belge provoquait la scission du peloton. Quelques bourgades plus loin, le champion olympique partait au tapis, tout comme le poissard Chris Froome.

À seize kilomètres du but, dans le fameux secteur pavé de Camphin-en-Pévèle, Yves Lampaert (Quick-Step Floors) tentait de filer en douce. Seuls le leader provisoire Greg van Avermaet (BMC) et John Degenkolb parvenaient alors à lui coller à la roue. Le podium se dessinait allègrement.

Bardet limite la casse

Entre-temps, derrière, Alejandro Valverde (Movistar) amusait la galerie à douze bornes du terme d’une étape musclée. Plus fantasque encore, le champion du monde Peter Sagan jetait le trouble parmi les favoris en lançant une offensive dont lui seul a le secret. Insuffisant, cependant, pour reprendre le trio à l’avant.

À l’heure des comptes, les perdants de la journée sont Rigoberto Uran (EF Education First-Drapac) et Romain Bardet (AG2R La Mondiale). Le premier cité a concédé 1’28’’ à Christopher Froome. Malgré ses multiples roues crevées, le cycliste «intello» Bardet a limité la casse en terminant à 7’’ du Britannique.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.