Philippe Bozon: «Mon fils Tim sera traité comme un autre joueur, ni plus ni moins»

Hockey sur glaceLe sélectionneur de l’équipe de France sera de retour à Genève, ce samedi, pour affronter la Suisse.

Ovationné par le public genevois, Philippe Bozon était ému aux larmes, en décembre 2017, lors de la cérémonie marquant le retrait définitif de son maillot No 12. Le retour aux Vernets, ce samedi, risque de ne pas être banal lui non plus.

Ovationné par le public genevois, Philippe Bozon était ému aux larmes, en décembre 2017, lors de la cérémonie marquant le retrait définitif de son maillot No 12. Le retour aux Vernets, ce samedi, risque de ne pas être banal lui non plus. Image: Grégory Beaud/Keystone

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«J’ai l’impression qu’à chaque fois que je reviens aux Vernets, il se passe quelque chose de spécial. Tantôt, c’est une cérémonie pour retirer mon maillot. Tantôt c’est un match VI de play-off qui se termine à 1h du mat’.» C’est à croire, effectivement, que chaque venue de Philippe Bozon sur les bords du Léman a systématiquement un petit côté événementiel. Est-ce à dire que le match Suisse – France de ce samedi (18h) sera particulier? La présence de «Boz» sur le banc adverse, comme sélectionneur, tendrait à le faire croire.

L’ancien joueur de Ge/Servette (de 2001 à 2006) occupera donc le vestiaire des visiteurs. «Rassurez-vous, je connais chaque recoin des Vernets, glisse-t-il. Je ne risque tout de même pas de me perdre. Lorsque j’étais dans le mouvement juniors du club (de 2006 à 2009), j’ai écumé plus ou moins tous les locaux possibles de cette patinoire (rires).»

Une double casquette

Ce statut de sélectionneur, Philippe Bozon l’étrenne cette saison après avoir disputé de nombreux championnats du monde et Jeux olympiques sous le maillot bleu. Il est d’ailleurs le recordman de points avec les Tricolores (170). «Cela a toujours été un honneur de représenter mon pays, poursuit-il. C’était donc une évidence, pour moi, de porter cette autre casquette tôt ou tard après ma carrière.» Une casquette qu’il coiffe en alternance avec une autre. «C’était particulier, car j’avais deux boulots durant toute la saison, détaille-t-il. J’étais à la fois entraîneur de Bordeaux et sélectionneur de l’équipe de France. Dès la saison prochaine, je n’aurai plus qu’un seul rôle, cela me simplifiera la tâche.»

Dans sa valise pour le Mondial en Slovaquie, il est très probable que Philippe Bozon emmènera avec lui Tim, son fils. L’ailier de Ge/Servette a déjà disputé deux championnats du monde. C’était en 2013 et 2016. Depuis son retour en Europe, en 2017, il n’avait plus connu pareil honneur. La présence de son père derrière la bande ne sera pas un passe-droit pour autant. Parole de Philippe. «Nous en avons parlé afin d’éviter toute ambiguïté, poursuit le technicien. Dans la sélection, je suis son entraîneur et non pas son père. Tant que tout est fait de manière franche, il n’y a pas de souci à se faire. Il sera traité comme un autre joueur de cette équipe. Ni plus, ni moins.»

Dans la sélection, je suis l’entraîneur de Tim et non pas son père. Il sera traité comme un autre joueur de cette équipe. Ni plus, ni moins. Quand tout est fait de manière franche, il n’y a pas de souci

Mais le principal problème de Philippe Bozon, au moment de préparer cette expédition en Slovaquie – à Kosice plus précisément – ne concerne pas le traitement de l’un ou l’autre de ses éléments. Non. Il a dû faire face à une avalanche de blessures parmi ses cadres. Ainsi l’ancien Genevois Stéphane Da Costa a rejoint Antoine Roussel (Vancouver) ou encore Yohann Auvitu (Sotchi) sur la liste des absents de marque. «C’est le point le plus compliqué à gérer, souligne le coach. Tu es dépendant de l’état de forme des uns et des autres. En l’occurrence, c’est vrai que nous n’avons pas été gâtés. C’est un sujet que nous avons évoqué en interne. Mais au bout du compte, nous savons qu’il faudra aller de l’avant malgré tout.»

La première étape de la «Mission Kosice» commence donc avec ce week-end en terres romandes. Après une première rencontre face à l’équipe de Suisse ce vendredi soir à Sierre (20h15), le chemin vers l’est de la Slovaquie passera par une étape genevoise qui sera évidemment spéciale. Pour Philippe Bozon en tout cas. Et probablement pour les Aigles Eliot Berthon et Tim Bozon qui, eux aussi, devront occuper le vestiaire des visiteurs dans «leur» patinoire des Vernets.

Créé: 26.04.2019, 07h32

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