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Au pied du podium, Vergé-Dépré et Heidrich continuent de progresser

A Gstaad, les deux Suissesses ont atteint leur première demi-finale en Major. De bon augure à vingt jours des Mondiaux.

Malgré deux défaites samedi (en demi et lors de la petite finale), Joana Heidrich (à g.) et Anouk Vergé-Dépré ont impressionné dans l'Oberland bernois.
Malgré deux défaites samedi (en demi et lors de la petite finale), Joana Heidrich (à g.) et Anouk Vergé-Dépré ont impressionné dans l'Oberland bernois.
Anthony Anex, Keystone

Il n’a manqué qu’un point à Anouk Vergé-Dépré et Joana Heidrich pour disputer la finale du tournoi de Gstaad samedi. La Valdo-Bernoise et la Zurichoise ont bénéficié d’une balle de match au deuxième set de leur demi-finale face aux Allemandes Laboureur/Sude - futures lauréates de ce Major. Elles ont fini par craquer après plus d’une heure d’un combat haletant, au terme d’un tie-break hitchcockien finalement perdu 20-18 (!).

Quatrième place finale

«Bien sûr, il y a toujours des regrets quand tu manques ce type d’opportunités, pestait Anouk Vergé-Dépré. Cela pouvait tomber d’un côté comme de l’autre. Malgré la défaite, cette demi-finale restera comme le plus beau match que j’ai joué à Gstaad.»

Après ce revers frustrant, les Suissesses ont conclu le tournoi à la quatrième place finale en n'ayant pas droit au chapitre dans la petite finale contre les Canadiennes Pavan/Humana-Paredes (21-15 21-12). Un revers sévère qui reste anecdotique au vu du jeu proposé par le duo suisse dans l’Oberland bernois depuis mercredi.

Sixième tournoi en commun

En fin de saison dernière, la retraite sportive de Nadine Zumkehr et Isabelle Forrer a accéléré le rapprochement d’Anouk Vergé-Dépré et Joana Heidrich. Les deux joueuses longilignes (respectivement 1m85 et 1m90) impressionnent pour leurs débuts en commun. Elles ont atteint au moins les quarts de finale lors des quatre derniers tournois disputés (Düsseldorf, La Haye, Porec et donc Gstaad). Aux Pays-Bas, les Suissesses n’avaient été battues qu’en finale dans un tournoi relevé (trois étoiles sur cinq).

«Il ne faut pas oublier que Gstaad n’est que notre sixième tournoi ensemble sur le plan international, rappelle à juste titre Vergé-Dépré. Cette semaine à Gstaad, avec ce public fantastique, a été incroyable pour nous. Nous sommes en avance sur notre programme. Malgré tout, on sait que le chemin est encore long. Il nous faut maintenant répéter les bonnes performances. Il y a encore beaucoup de choses à travailler.»

Coach satisfait

«Le processus d’apprentissage avance relativement vite, se félicite leur coach Sebastian Beck. Si elles arrivent en demi-finale à Gstaad, ce n’est de loin pas un hasard. Bien sûr, elles doivent encore progresser notamment tactiquement et défensivement. Cela va venir avec la compétition et la répétition des tournois. Chaque match disputé les aide.»

Amenée à changer de rôle dans ce nouveau duo, Anouk Vergé-Dépré se (re)découvre en défense. Une mue sportive qui nécessite du temps tant sur le plan intellectuel que physique. «Je me sens déjà beaucoup plus à l’aise, affirme la principale intéressée. Si on compare mes performances avec celles du premier tournoi de la saison, c’est le jour et la nuit. Je dois notamment encore améliorer ma lecture du jeu et ma gestion des points importants. C’est quelque chose que je travaille aussi à la vidéo avec notre coach. Ses conseils sont précieux dans cette analyse. Ce travail me permet de me projeter et de prendre un peu de recul.»

J-20 avant les Mondiaux de Vienne

A la fin du mois, Heidrich/Vergé-Dépré mettront le camp sur les Mondiaux à Vienne (du 28 juillet au 6 août). Dans la capitale autrichienne, les Suissesses figureront dans le groupe H aux côtés d’une paire mozambicaine mais surtout des Brésiliennes Barbara/Fernanda et Maia/Lima. Deux adversaires qu’elles ont affrontées durant leur semaine bernoise avec autant de victoires à la clé. «C’était une bonne chose de pouvoir les jouer ici, s’est réjoui Vergé-Dépré. Les deux matches étaient à chaque fois très serrés. Normalement, nous devrions réussir à se sortir de ce groupe puisque la quatrième équipe est moins cotée. Ensuite, tout est possible.»

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