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Bien pâle en 2017, Andy Murray semble reprendre des couleurs

En difficulté depuis plusieurs mois, le No1 mondial a réussi une entrée encourageante. Embellie qui demande bien sûr confirmation

En perte de repères depuis le début de la saison, Andy Murray s’est quelque peu rassuré en battant Andrey Kuznetsov.
En perte de repères depuis le début de la saison, Andy Murray s’est quelque peu rassuré en battant Andrey Kuznetsov.
AP

Cette année 2017 reste décidément surprenante. C’est d’abord le retour en grâce de Roger Federer, puis la résurrection de Rafael Nadal sur terre battue, mais aussi la bataille de Novak Djokovic - avec Andre Agassi à ses côtés - pour retrouver son niveau. Autant d’histoires si riches qu’elles n’en finissent pas d’alimenter la chronique. Les grandes figures de ce sport font de la résistance. Et on ne trouve bien entendu personne pour s’en plaindre. Reste le cas du No 1 mondial, plus compliqué. On en viendrait même à oublier son nom. Il est vrai qu’Andy Murray débarque à Paris dans une forme assez éloignée des standards attendus pour un joueur de son rang. Hier, pour sa première apparition sur le central, il attisait donc la curiosité. Bousculé deux sets durant par le Russe Andrey Kuznetsov, l’Ecossais s’en est finalement sorti sans grand dommage, s’imposant 6-4 4-6 6-2 6-0.

En juin dernier, Murray s’était hissé en finale de Roland-Garros (battu par Djokovic). Mais c’était 2016, une année faste avec une autre finale en Grand Chelem (Melbourne), un titre à Wimbledon ainsi qu’une victoire au Masters. Puis la courbe s’est méchamment inversée. Perte de confiance, ennuis physiques (coude), spirale de mauvais résultats. «Je ne peux pas considérer que je traverse la pire période de ma carrière alors que je suis No 1 mondial», avançait-il voilà quelques jours, comme pour se rassurer.

Encore trop d’efforts?

Et pourtant! Sa saison sur terre est jusque-là bien modeste: demi-finale à Barcelone (battu par Thiem), certes, mais surtout défaite au 2e tour à Monte-Carlo et Madrid, et même d’entrée de jeu à Rome, où il était pourtant détenteur du titre. «Je n’ai pas d’excuses. Je ne joue pas bien, c’est tout», indiquait-il en quittant la Ville éternelle.

A 30 ans, l’Ecossais a lui aussi basculé dans une vie plus complexe (sa famille s’est agrandie). Il doit donc, lui aussi, inventer de nouvelles sources de motivation. «J’essaie de trouver du plaisir dans ce combat», assure-t-il. A le voir grimacer et multiplier les gestes de dépit, se tourner régulièrement vers son box, à l’entendre râler, on peut douter qu’il y parvienne tout à fait. En même temps, Murray n’a jamais ressemblé à un joyeux drille sur un court. La terre battue représente-t-elle encore trop d’efforts à fournir?

«Un match convenable»

On le saura plus précisément ces prochains jours. Face à la balle rapide de Kuznetsov – que Wawrinka avait battu en demi-finale, la semaine passée à Genève –, Murray a d’abord rappelé ses qualités de défenseur, avant d’émerger après une première heure pleine de contrariétés.

«J’ai en effet senti que ça allait de mieux en mieux, notait-il au terme de la rencontre. Il s’agit donc d’un match convenable si l’on considère d’où je viens.» Dans les derniers jeux, l’Ecossais s’est même franchement libéré pour réussir quelques coups de classe. Une lueur, rien de plus.

Aujourd’hui Timea Bacsinszky disputera son match du 2e tour, face à l’Américaine Madison Brengle (WTA 82), aux alentours de 15 h.

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