Porté par un bel élan et un public fidèle, Vevey United n’a pas peur de viser haut

FootballDimanche, en Copet, le derby contre Échallens pourrait rapprocher le club de la Riviera d’une place en finales.

Le président de Vevey United, William von Stockalper, et l’entraîneur Jean-Philippe Karlen attendent Échallens de pied ferme.

Le président de Vevey United, William von Stockalper, et l’entraîneur Jean-Philippe Karlen attendent Échallens de pied ferme.

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Pour les amateurs vaudois de football, l’affiche la plus prometteuse du week-end aura pour théâtre le stade de Copet, à Vevey. Dimanche, dans le cadre la 14e journée du groupe 1 de 1re ligue – la dernière avant la pause d’hiver – Vevey United et Échallens livreront un duel de cadors dont le vainqueur prendra un ascendant psychologique appréciable. D’autant plus important que les deux équipes comptent un match en retard face, respectivement, à Étoile Carouge et à Lancy, deux autres prétendants aux finales. Un calendrier qui sera mis à jour le 17 novembre.

La meilleure défense

«Si tôt dans la saison, explique Jean-Philippe Karlen, l’entraîneur veveysan, une telle confrontation ne sera pas décisive. Logique dans un championnat extrêmement serré où sept équipes se tiennent en trois petits points seulement. Cela dit, j’ai le sentiment que nous aurons plus à perdre qu’à gagner lors de ces deux dernières échéances avant la pause.» Peut-être parce qu’en cas de double défaite, Vevey (7e) verrait la tête du classement s’éloigner un peu.

Rien ne laisse toutefois penser qu’un tel scénario se produira, selon Jean-Philippe Karlen. «On peut tout aussi bien imaginer se retrouver en tête dans dix jours! Après un départ laborieux (ndlr: quatre points en autant de journées), nous sommes invaincus depuis le 16 septembre. L’équipe est dans une bonne dynamique. La confiance est là.»

Il le faudra pour battre une équipe d’Échallens qui traverse elle aussi une bonne passe, comme en témoignent ses trois victoires consécutives. Dont la dernière remportée sur le terrain du Team Vaud M21, un autre adversaire direct dans cette lutte vers les sommets.

«Il y a une belle rivalité sportive entre nos deux clubs, sourit Karlen. Et puis, avec Alex Comisetti (ndlr: son homologue d’Échallens), nous nous connaissons depuis gamins. Les façons de jouer des deux équipes sont d’ailleurs assez similaires, même si Échallens nous est peut-être supérieur sur le plan offensif.»

Ce que l’entraîneur de Vevey United ne dit pas, c’est que sa défense est, de loin, la meilleure de la catégorie. Avec neuf buts encaissés seulement en douze matches, personne ne fait mieux en 1re ligue et dans les trois niveaux supérieurs. «Notre phase défensive est remarquable, c’est vrai. Mais le mérite de cette solidité revient au travail de toute l’équipe. Raison pour laquelle nous manquons parfois de fraîcheur et de lucidité lorsqu’il s’agit de concrétiser nos occasions. Mais là encore, je ne me fais pas trop de soucis. Le potentiel pour mieux faire est là. Il ne nous manque qu’un petit déclic pour devenir plus efficaces.»

Plus de 800 spectateurs

Ce dernier palier à franchir pourrait permettre à Vevey de participer aux finales de promotion. «Je n’ai jamais caché que notre objectif était d’évoluer en Promotion League dans les trois ans, prévient William von Stockalper, le président. Nous en sommes aujourd’hui à mi-chemin, mais si nous devions décrocher le graal en juin prochain, personne ne s’en plaindrait. Avec quelques aménagements, notamment en termes de sécurité, nous avons les structures pour jouer dans la catégorie supérieure.»

Et le public, aussi. Alors que, à l’exception d’Yverdon, les clubs vaudois de Promotion League peinent à attirer du monde, Vevey s’appuie sur un gros carré de fidèles. «Cette saison, notre moyenne dépasse les 500 spectateurs, se réjouit William von Stockalper. Et dimanche, pour ce derby de choc, j’espère bien qu’il y en aura plus de 800!»

Le club de la Riviera qui, faut-il le rappeler, avait connu l’ivresse de la LNA (Super League aujourd’hui) durant sept saisons entre 1974 et 1987, semble sur le bon chemin pour retrouver une catégorie de jeu qui correspond mieux à son potentiel. Et ce malgré l’échec de la fusion espérée avec Montreux, son rival historique, l’an passé. «Entre sportifs, nous nous étions mis d’accord, mais après sept longs mois de réflexion, les Municipalités nous ont finalement communiqué qu’elles ne voulaient pas entrer en matière sur l’aide financière demandée, soupire le président. Sans même nous laisser la possibilité de les rencontrer pour tenter de trouver un arrangement. Dommage, mais cela ne nous empêche pas de continuer d’aller de l’avant.»

Tout pour monter

Une progression qui se fait sans pression excessive et en consolidant chaque année un peu plus une base déjà intéressante, à différents niveaux.

«Ce club a tout pour évoluer à l’étage supérieur, atteste Jean-Philippe Karlen, spécialiste reconnu en promotions, mais il ne faut pas non plus oublier qu’il ne dispute que sa troisième saison de 1re ligue. Se qualifier pour les prochaines finales serait une magnifique récompense mais cette ambition n’est pas un impératif.» Cette saison du moins.

(24 heures)

Créé: 08.11.2018, 22h27

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