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Prendre la bonne décision passe par l’expérience et la préparation

Comment faire le bon choix en situation de stress? Des sportifs, des entraîneurs, le manager de crise des CFF et René Prêtre racontent

Antonin Panenka frappe le ballon plein centre, alors que le gardien Sepp Maier décide de plonger sur sa gauche.
Antonin Panenka frappe le ballon plein centre, alors que le gardien Sepp Maier décide de plonger sur sa gauche.
Keystone

20 juin 1976 à Belgrade. L’Allemagne et la Tchécoslovaquie se retrouvent dans la séance de tirs au but de la finale de la Coupe d’Europe de football. Antonin Panenka doit transformer son penalty pour que la Tchécoslovaquie remporte le titre. Au lieu de tirer en force sur un côté, il pique un petit ballon en plein centre, trompant le gardien Sepp Maier qui avait choisi de plonger sur un côté. «Il s’agit d’un événement dramatique pour le foot allemand, raconte Henning Plessner, professeur à l’Institut du sport et des sciences du sport de l’Université d’Heidelberg. Depuis, l’Allemagne n’a plus perdu aux tirs au but dans une phase finale d’un grand championnat.» La question que s’est posée la nation championne du monde en titre est: quelle est la meilleure stratégie pour tirer un penalty? «Panenka a anticipé une action du gardien, reprend Henning Plessner. Dans les statistiques, un tiers des tirs sont frappés sur la droite, un tiers sur la gauche et le dernier tiers au milieu. Le gardien ne reste qu’à raison de 6% au milieu. Il aurait donc autant de chances d’arrêter un but en ne bougeant pas.» La raison qui incite les gardiens à plonger est elle aussi intéressante. «L’erreur vient du fait qu’on a voulu agir, observe le professeur allemand. Les gardiens se sentent moins bien s’ils encaissent un but en restant plantés au beau milieu du but.»

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