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Il relie Lausanne à Genève par les crêtes du Jura en moins de 12 heures

Le Lausannois François Gervaix a été le plus rapide sur les 110 km de la 2e édition du LG Trail.

Genève, le 22 septembre 2018. Arrivée à Genève de la course à pied LG Trail. Cette course fait un parcours de 110 km au départ de Lausanne. Elle se court en relais 4 (dossard violet).
Genève, le 22 septembre 2018. Arrivée à Genève de la course à pied LG Trail. Cette course fait un parcours de 110 km au départ de Lausanne. Elle se court en relais 4 (dossard violet).
Magali Girardin

Courir de Lausanne à Genève en passant par la Dôle (1677 m) et le merveilleux balcon que constituent les crêtes du Jura, soit un périple de 110 kilomètres, il fallait y songer. Benoît Frou et son équipe l’ont fait et le succès de la 2e édition, samedi, leur donne raison avec deux nouvelles courses au programme, dont une nocturne sur 18 km dans le chef-lieu vaudois. Il y a eu deux fois plus de participants (800) que la première. Les organisateurs sont parvenus, selon leur objectif, à attirer les sportifs locaux pour un événement qui leur offre un regard neuf sur leur région.

L’épreuve majeure (on courait également sur 51 km et en relais par quatre) a couronné le Vaudois François Gervaix, vainqueur devant les Bains des Pâquis en 11h54’09’’, un chrono inférieur de 2’07’’ à celui réalisé l’an dernier par le Britannique McMillan.

«J’habite Lausanne et je suis descendu à pied jusqu’au départ, à Coubertin», expliquait le vainqueur, 4e l’an dernier après s’être égaré un moment sur le parcours. «Je suis revenu avec des ambitions, mais il faut de l’opportunisme, du réalisme pour gagner», ajoutait l’ingénieur géomètre de 48 ans, qui s’est offert à l’arrivée un roulé-boulé nocturne…

«Les conditions étaient parfaites et le parcours magnifique. Des sommets, on apercevait le Mont-Blanc et le Jet d’eau était en vue trois heures avant de couper la ligne d’arrivée», s’enthousiasmait François Gervaix, rejoint dans sa satisfaction par son dauphin, le Genevois Nicolas Papi, arrivé 4’26’’ plus tard pour sa première expérience. «C’est inespéré, j’avais juste pour but de terminer. Le départ à 2h du matin a été difficile, mais j’ai trouvé mon rythme. J’ai appris à mi-parcours que j’étais dans les cinq premiers, ce qui m’a galvanisé», racontait le Troinésien. La Française Laure Menin a triomphé chez les dames en 14h04’52.»

De Reykjavik ou de Tokyo

«Le bilan est très positif. Après les critiques essuyées l’an passé, nous avions adressé un questionnaire aux concurrents. Leurs réponses nous ont permis de travailler les points faibles. Nous n’avons reçu cette fois que des compliments, même si la journée a été compliquée en raison d’une météo capricieuse. Au départ, c’était carrément dantesque, avec cette bise, ces embruns sur le Léman… Le froid a mis certains concurrents en difficulté et il a fallu s’organiser pour les ramener au bercail», racontait Benoît Frou, organisateur comblé d’une course qui a même attiré des coureurs venus de Moscou, Reykjavik, Séoul ou Tokyo.

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