Roger Federer: «Une douzième finale ici, c’est pas normal!»

InterviewLe Bâlois se retrouve une fois de plus au dernier «round» des Swiss Indoors, la 12e en tout, la 10e de suite. Et il ne cache pas son bonheur!

Roger Federer aux Swiss Indoors de Bâle.

Roger Federer aux Swiss Indoors de Bâle. Image: Keystone

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«Traumfinal». Finale de rêve. Les Swiss Indoors de Bâle espéraient depuis le début de la semaine pouvoir assister à un ultime «round» opposant Roger Federer à Rafael Nadal. C’est chose faite. Convaincants en demi-finale cet après-midi, les deux anciens Nos 1 mondiaux s’affronteront ce dimanche pour le titre. Vainqueur en à peine une heure de Jack Sock (6-3, 6-4), le Bâlois – qui disputera sa douzième finale chez lui - se réjouit de vivre un 34e face-à-face avec l’un de ses plus grands rivaux. Il n’en a d’ailleurs pas fait mystère à l’heure de s’épancher devant la presse.

Roger Federer, tout d’abord dites-nous un mot sur votre match du jour…

Je crois avoir fait du bon travail. Cela me conforte dans le fait que ma préparation avait été la bonne en dépit de ma sortie d’entrée au tournoi de Shanghai il y a deux semaines. En termes de jeu, je suis dans le juste. Aujourd’hui, contrairement à mes deux matches précédents contre Philippe Kohlschreiber et David Goffin, j’étais de nouveau en contrôle. J’espère que ce sera pareil demain contre Rafael Nadal…

Quel regard portez-vous sur la semaine disputée par l’Espagnol?

Honnêtement, je ne l’ai pas assez vu jouer cette semaine pour juger. Mais rassurez-vous, je connais son jeu (il se marre). Plus sérieusement, je m’attends bien évidemment à ce qu’il joue son meilleur tennis dimanche.

Est-ce que cela pourrait être un match différent de ceux que vous avez disputés l’un contre l’autre par le passé?

Peut-être, car cela fait près de deux ans que nous ne nous sommes pas affrontés et que nous avons rarement joué l’un contre l’autre en indoor, mais, dans le fond, je ne suis pas certain que cela change grand-chose.

Il vous a manqué, Rafa?

Non, pas vraiment (il se marre encore). Disons qu’on se voit chaque semaine sur le circuit…

Quels sont vos pires et vos meilleurs souvenirs face à lui?

Le titre gagné à Wimbledon 2007 d’un côté, la défaite en finale de Wimbledon 2008 de l’autre. C’est aussi simple que cela…

Est-ce que le fait que vous ayez encore progressé depuis 2 ans peut vous amener à tester des choses que vous n’avez encore jamais essayées contre Nadal?

C’est possible, mais cela dépendra aussi beaucoup de lui. Je sais que les échanges ne sont pas méga longs ici, mais il me faudra jouer vers l’avant, tel que je le fais beaucoup et bien depuis une année, voire un peu plus de temps maintenant. Cependant, je suis conscient qu’il me faudra aussi bosser dur en défense, être efficace au retour, bien lire son jeu et rester calme. Il y a du travail, mais je ne veux pas me battre tout seul, comme cela avait peut-être été le cas lors de notre dernier face-à-face, à l’Open d’Australie 2014. Là-bas, j’avais été trop offensif. Ici, il s’agira de trouver la bonne balance entre balancer des «mites» et le pousser à rater des coups.

Avez-vous disputé votre meilleur match de la semaine aujourd’hui?

Non, je pense toujours que ma meilleure performance cette semaine reste mon 1er tour contre Mikhail Kukushkin. Bien sûr, aujourd’hui, j’ai bien varié, mais Sock a fait pas mal d’erreurs aussi. Il était fatigué après sa finale à Stockholm la semaine passée et ses matches en double. Alors lorsque tu es dans son état, tu n’es pas toujours méga lucide. Une fois mené 3-6, 0-2, tout devient compliqué. Cela étant, je me retrouve en finale ici et c’est fantastique. Une douzième finale à Bâle, une dixième de suite, ce n’est tout simplement pas normal…!

L’excitation est grande chez tout le monde en raison de l’affiche de cette finale. Est-ce aussi le cas pour vous?

Disons que là, je suis tourné sur ma récupération, mais ce soir je vais sans doute me mettre à y penser. Déjà, je vais apprécier le fait d’avoir terminé mon match à un horaire disons «humain» (ndlr: jeudi et vendredi, il avait fini ses matches après 22 h, puis à près de minuit)… Mais il est clair que c’est formidable pour nous aussi de jouer ce match. Surtout pour moi. Affronter Rafael Nadal en Suisse, qui reste mon pays, c’est cool.

Créé: 31.10.2015, 19h43

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