Un Rollois s'adjuge la Couronne vaudoise de la lutte suisse

La CôteLes meilleurs Romands se sont disputés dimanche le titre cantonal à Aubonne. Visite guidée de ce sport en compagnie du nouveau roi.

Michael Matthey triomphe devant «son» public de La Côte.

Michael Matthey triomphe devant «son» public de La Côte. Image: JEAN-PAUL GUINNARD

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Pas de compétitions, de critériums, de championnats ou autres coupes. En lutte suisse, variante populaire de la lutte à la culotte, les titres et les couronnes se gagnent lors de fêtes. On y célèbre transpiration, tradition et convivialité à parts égales. Dimanche à Aubonne, c’est le régional de l’étape, Michael Matthey (24 ans), de Mont-sur-Rolle, qui s’est adjugé la Couronne vaudoise. Tous les lutteurs romands ainsi qu’un club de Suisse centrale avaient été invités à cette fête cantonale. La grand-messe de la discipline, la Fête fédérale, se déroule pour sa part tous les trois ans. La prochaine édition est prévue en 2016 à Estavayer-le-Lac.

Dans des grands ronds de sciures, de solides gaillards se saluent, puis saisissent fermement la culotte en toile de jute de leur adversaire. Ils tirent, ils poussent, ils résistent. Parfois pendant de longues minutes. Le but du jeu? Plaquer les omoplates de son concurrent au sol. Celui qui y parvient gagne le combat. Pour remporter sa couronne, Michael Matthey a ainsi retourné cinq lutteurs, avant de concéder un match nul lors de son dernier match, face au grand Fribourgeois Steven Moser. «C’est un avantage d’être grand, mais ce qui est beau dans ce sport, c’est qu’il n’y a pas de catégories de poids ou de taille. On se bat contre l’adversaire qui se présente face à nous. Pas d’excuses», explique le tout frais couronné vaudois du haut de ses 175 centimètres.

Après 12 minutes de combat d’une tension physique et mentale intense, les deux lutteurs sont lessivés. Ils ont mangé de la sciure, transpiré, attaqué, résisté, contre-attaqué. «Pour certains, il y a le folklore et la tradition, mais pour moi la lutte est avant tout un sport, explique Michael Matthey. J’apprécie cependant aussi l’ambiance des fêtes de lutte. Entre lutteurs, on est une bonne équipe. On est plusieurs à avoir le même âge et on se connaît tous.»

Ce qui n’enlève rien à l’âpreté des combats. Pour être au point en été, l’employé de voirie à Saint-Sulpice s’entraîne six ou sept fois par semaine pendant l’hiver. «On fait de la lutte, mais aussi du fitness. Parfois on enchaîne des combats après une séance en salle de force», explique-t-il en quittant la place de fête avec la vache, récompense méritée de ses efforts.

Créé: 01.09.2014, 11h35

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