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Le salut de Vevey passera par une discipline de fer

Le nouvel entraîneur Dragan Andrejevic se montre exigeant avec ses joueurs. Insuffisant pour s’imposer dans le derby.

Jean-Paul Guinnard

Devant son banc, Dragan Andrejevic ne tient pas en place. Le coach serbe, vêtu d’un élégant costume-cravate, vit pleinement son match. Il invective ses joueurs, peste contre la terre entière, passe des savons à son banc, franchit la ligne de touche et mime à son équipe comment bien défendre.

Arrivé le 21 décembre dernier, l’entraîneur de 43 ans a érigé la discipline en leitmotiv pour rendre vie à une équipe à la dérive et lanterne rouge du championnat. «Il a su imposer ses méthodes, confiait l’expérimenté Steeve Louissaint (30 ans). Le coach a le profil idéal pour nous. À nous de faire les efforts nécessaires maintenant.» Nouveau dans le basket suisse, Dragan Andrejevic est arrivé l’été dernier dans le pays pour suivre sa femme qui a répondu à une opportunité professionnelle à Zurich. Le Serbe a surtout œuvré dans la formation au FMP Belgrade et au Bayern Munich (en première division allemande).

Sur le parquet, Andrejevic a amené une nouvelle palette de schémas de jeu et de systèmes défensifs. Il faudra encore un peu de temps pour que ces nouveautés tactiques soient complètement assimilées par l’équipe. Steeve Louissaint est convaincu par ce changement de méthode. «Le coach apporte plus de rigueur non seulement dans les schémas de jeu mais aussi dans la vie de vestiaire.»

S’améliorer au quotidien

L’influence de l’entraîneur ne s’arrête effectivement pas au jeu de son équipe. «Les gars doivent aussi s’améliorer dans d’autres domaines que le basket, détaille-t-il. Cela touche leur façon de se préparer, de s’organiser au quotidien et de prendre soin de leur corps. Pour certains, ces choses sont nouvelles. Mais il ne doit pas y avoir d’excuses, surtout pour les joueurs professionnels.»

Samedi soir, face à Pully Lausanne, les Riviera Lakers, auteurs d’une entame de match ratée, ont longtemps couru après le score, accusant jusqu’à 18 points de retard durant le troisième quart-temps. Au creux de la vague, les Veveysans sont pourtant revenus au prix d’un superbe sursaut d’orgueil dans l’ultime reprise. Le public des Galeries du Rivage a alors vibré dans une fin de match haletante.

Kasse hausse le ton

La réaction des Lakers a néanmoins été insuffisante face à des Foxes qui ont su garder la tête froide. Le manque de profondeur de banc de Riviera, à cause des blessures de Gajic et de Gaillard, a pesé dans ces moments décisifs. Un «money time» où l’expérimenté Tony Brown a brillé, réussissant 10 de ses 17 points dans les cinq dernières minutes. L’Américain a arraché un deuxième succès pour Pully Lausanne en autant de derbys vaudois cette saison (67-61).

Vevey a certes enchaîné une 14e défaite de rang mais l’équipe est apparue métamorphosée, à l’instar de Mansour Kasse. Le pivot a livré une performance de choix (16 points, 9 rebonds et 2 blocs) dans la raquette. Le Sénégalais, qui peinait jusque-là à faire oublier le départ de son compatriote Touré, doit s’imposer comme l’un des leaders d’une équipe veveysanne en rémission.

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