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Sandrine Mauron à l’Euro, les yeux grands ouverts

La jeune Vaudoise fait partie des 23 Suissesses sélectionnées pour le tournoi qui débutera le 16 juillet.

Millieu de terrain, Sandrine Mauron espère engranger un maximum d’expérience durant cet Euro. Et bien sûr montrer ce dont elle est capable si l’occasion lui est donnée.
Millieu de terrain, Sandrine Mauron espère engranger un maximum d’expérience durant cet Euro. Et bien sûr montrer ce dont elle est capable si l’occasion lui est donnée.
Christian Brun

Avec ses 20 ans, elle est l’une des plus jeunes parmi les 23 joueuses sélectionnées pour le prochain Euro, du 16 juillet au 6 août aux Pays-Bas. Elle profite donc de chaque instant et saisit tout ce qui peut lui servir pour donner à sa carrière la dimension internationale qu’elle espère. Surtout, elle y prend un plaisir immense. Et elle le dit: «Le foot, c’est génial, une véritable passion.»

«On ne sait jamais ce qui peut arriver. Il faut se montrer à chaque occasion et se dire que si on est là, c’est parce qu’on a la confiance du coach»

Sandrine Mauron a le sourire. Sur les hauteurs de Macolin, où la Suisse prépare avec soin, depuis le 26 juin, le Championnat d’Europe qui se profile, la Vaudoise ne sait pas encore quel rôle elle pourra jouer et combien de minutes elle obtiendra, mais elle veut être prête. «On ne sait jamais ce qui peut arriver. Il faut se montrer à chaque occasion et se dire que si on est là, c’est parce qu’on a la confiance du coach. Les 23 filles doivent avoir le même objectif.»

De Grandson à Zurich, en passant par Yverdon et le centre de formation de Huttwil (l’équivalent de ce qu’était Payerne pour les garçons), la vie de Sandrine Mauron s’est articulée autour du football. «Je suis partie de la maison à l’âge de 13 ans. J’étais dans une famille d’accueil et je ne connaissais pas la langue. C’était un peu l’aventure. Au début, cela n’a pas été facile. Mais c’est devenu ensuite comme une deuxième famille. Et quand j’y repense, je me dis que j’ai vraiment vécu de très belles années.»

Après Huttwil, la jeune fille a joué une saison à Yverdon (LNA), puis a répondu favorablement (été 2014) à une proposition du FC Zurich, meilleure adresse possible lorsqu’on parle de foot féminin dans notre pays. En deux saisons, elle a pu inscrire deux doublés (championnat et Coupe) à son CV. Et prendre part à la Ligue des champions.

Milieu de terrain, elle peut évoluer en 6 ou en 10, qui serait son poste de prédilection. Mais en équipe nationale, la concurrence est beaucoup plus forte qu’en club. Que dirait-elle si elle devait définir en quelques mots la joueuse qu’elle est? «Je dirais que j’ai une bonne vision du jeu, un bon sens de l’anticipation, que je sais fermer les espaces et aussi me faufiler en attaque.»

Sandrine Mauron joue en équipe A depuis janvier 2016. «Au début, j’étais un peu intimidée. Mais je me suis vite aperçue que même des filles comme Lara Dickenmann, Ramona Bachmann, Caroline Abbé ou Lia Wälti, les stars de l’équipe, étaient ouvertes et sympathiques. Et comme j’ai le contact plutôt facile, ça n’a pas posé de problème.» A ce jour, elle compte 7 sélections et deux buts inscrits, le premier lors de sa toute première apparition, face à la Norvège, en mars 2016.

La 2e place du groupe

Les joueuses d’expérience lui permettent bien sûr de mesurer au quotidien ce qui la sépare encore du haut niveau. «Il y a un cap à franchir, c’est certain. Les meilleures ont surtout un vécu dans de grandes équipes à l’étranger. En Suisse, notre championnat est moins rapide. Mais pourquoi n’arriverais-je pas un jour à leur niveau?»

Avec l’Autriche, l’Islande, puis la France comme adversaires, la Suisse jouera sans doute pour la 2e place qualificative pour les quarts de finale. «Notre souhait, c’est de gagner les deux premiers matches, de façon à arriver sans pression contre les Françaises, qui sont évidemment les grandes favorites du groupe. Sur le papier, l’Autriche est un peu moins redoutable que la Suisse, alors que l’Islande est forte sur le plan athlétique.» Musique d’avenir.

Pour l’instant, l’équipe de Suisse s’est fendue d’une chanson, «United in Red», qu’on peut entendre sur le web et qui, ces prochains jours, fera l’objet d’une vidéo.

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