Passer au contenu principal

Sarah Atcho: «L’été prochain, à Berlin, on visera le podium!»

A Londres, les relayeuses helvétiques ont savouré leur 5e place mondiale en finale du relais 4x100 m. Un résultat historique qui, pour la sprinteuse lausannoise, annonce encore des jours meilleurs.

A Londres, les relayeuses suisses ont couronné une semaine pleine de prouesses et de promesses.
A Londres, les relayeuses suisses ont couronné une semaine pleine de prouesses et de promesses.
JEAN-CHRISTOPHE BOTT/KEYSTONE

«Il faut arrêter de rester sur la réserve. L’été prochain, à Berlin, on visera le podium! La Suisse n’est plus une petite nation.» Samedi, dans les coulisses du stade olympique, tandis qu’une crampe foudroyait Usain Bolt, la profession de foi de Sarah Atcho avait les accents d’un cri de ralliement. Sus aux complexes, l’ennemi de l’ambition! La «guerrière» qui rameute est une athlète de 22 ans, pétrie de vie et de talent, l’une des figures de proue de la nouvelle vague helvétique. Avec ses copines du relais, elle a montré la voie en prenant la 5e place du 4 x 100 mètres en 42’’51, à un centième du record national battu le matin même. Une performance historique! «J’en pleurerai encore quand je raconterai ça à mes petits-enfants», s’émerveille-t-elle.

La Lausannoise jubile. Salomé Kora le jure, «on s’amuse sur la piste». Alja Del Ponte raconte son bonheur, la peur qui s’évanouit au coup de pistolet du starter. Mujinga Kambundji rend grâce à cette équipe qui l’aide à conjurer ses frustrations. L’union et la joie font la force, symbolisées par cette chorégraphie joyeuse que les quatre Suissesses ont présentée lors de leur entrée dans le stade. «On l’a presque plus préparée que la finale», se marrent-elles.

Bien sûr, les flèches américaines et jamaïcaines sont encore loin devant mais l’écart se réduit. Pas à pas, centième après centième. «C’est un autre monde. Aujourd’hui, on ne pouvait pas espérer mieux», note la Lausannoise. Mieux, c’est encore plus de travail à l’entraînement, qu’elles sont toutes prêtes à consentir. Et pas seulement en fignolant des passages de témoin «tip-top». Ce relais, il a la patte de Laurent Meuwly, même si le coach fribourgeois n’en a plus la responsabilité. Ses querelles avec Mujinga Kambundji auraient pu le saborder. Heureusement, Swiss Athletics a su gérer la crise avec diplomatie et ne pas dilapider un tel trésor.

A Londres, les relayeuses ont couronné une semaine pleine de prouesses et de promesses. Seul un podium - une gageure à ce niveau - manque au tableau d’honneur. 5e du 400 m haies, Lea Sprunger a prouvé qu’elle avait l’étoffe d’une future championne. Dans l’embrasure de la finale, Mujinga Kambundji doit encore muscler son mental. Malgré des Mondiaux inachevés, Kariem Hussein, Nicole Büchler, Selina Büchel et Fabienne Schlumpf restent des valeurs sûres. Et, surtout, il y a Angelica Moser, la perchiste qui monte, et Géraldine Ruckstuhl, l’heptathlonienne qui compte. Des gages d’avenir. Et de nombreux espoirs qui se bousculent au portillon. Par projection, la Suisse pourrait gagner entre cinq et huit médailles aux prochains championnats d’Europe, en 2018 à Berlin. S’il ne faut pas s’enflammer, il faut encore moins se refréner. «On ne sait pas jusqu’où on peut aller», répète Sarah Atcho.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.