Une semaine de folie pour Emma Bilham

TriathlonL’employée d’Athletissima sera au départ des championnats d’Europe, samedi à Genève.

Membre du Tri Team Pully, Emma Bilham est coachée par le Lausannois Marc Montandon.

Membre du Tri Team Pully, Emma Bilham est coachée par le Lausannois Marc Montandon. Image: PATRICK MARTIN

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Pour la rencontrer, il a fallu se lever tôt. La routine pour Emma Bilham, par les temps qui courent. Lorsqu’elle se présente à son travail, à 8h, la Montreusienne a en général le premier de ses deux ou trois entraînements quotidiens derrière elle. «J’occupe un poste à 30% sur l’année, mais ces temps-ci c’est du 150%, commente-t-elle. Entre mon job et le tri, ça me fait des journées de 16 heures. Ces championnats d’Europe tombent au pire moment.»

Emma Bilham ne tarit pourtant pas d’éloges sur un employeur «très flexible, qui me soutient à fond dans mon sport». Cette semaine, impossible d’y couper cependant: la triathlète travaille pour Athletissima. C’est grâce à elle, notamment, qu’un millier d’enfants ont pu côtoyer les stars mondiales, mardi, dans six villes romandes. «Cette semaine, c’est cinq heures quotidiennes de sommeil au maximum. Dans l’organisation, c’est le coup de feu. Tout le monde est stressé.»

Oui, mais tout le monde n’a pas à se présenter samedi au départ des Européens de triathlon (distance olympique: 1,5km/40,8km/10km). «J’essaie de gérer le mieux possible, mais ce n’est bien sûr pas l’approche idéale.» La Montreusienne a ainsi dû se contenter d’une dizaine d’heures d’entraînement la semaine dernière, au lieu des habituelles 15 à 18 heures. «Pour me mettre en mode course, j’ai participé dimanche à une épreuve du Circuit suisse, à Nottwil (ndlr: 2e place derrière la championne olympique Nicola Spirig). Comme je devais consacrer ma soirée à Athletissima, ça m’a fait une journée de 18 heures.» Décidément…

Si elle court avec les pros, la vice-championne du monde amateurs (en 2012) est loin d’en avoir le statut. «Chez nous, le triathlon a trop peu de visibilité pour que je puisse en vivre. Il a fallu que je gagne un 70.3 (ndlr: demi-Ironman, soit 1,9km/90km/21,1km), en avril en Indonésie, pour qu’on parle un peu de moi.» Des victoires comme celle-là, à 3000 dollars de prime, elle devrait en accumuler quelques-unes pour ne pas avoir à y aller de sa poche à raison, estime-t-elle, de 20'000 francs par saison.

Indispensable, son emploi à Athletissima l’est autant pour son porte-monnaie que pour son équilibre personnel. Du professionnalisme, tenté durant six mois en Espagne, Emma Bilham en est revenue: «J’étais tellement concentrée sur moi que chaque bobo devenait une montagne. Je devenais folle! J’ai besoin de travailler.»

Meilleure Suissesse des deux courses de qualification (Nicola Spirig et Jolanda Annen en ont été dispensées) pour Genève, la Vaudoise a eu droit à la Coupe du monde en mai dernier (40e place en sprint à Londres). «Swiss Triathlon aimerait bien m’y envoyer plus souvent, afin que je leur apporte des points en vue des Jeux de Rio, mais ce n’est pas trop ma distance.» Emma Bilham préfère mordre dans son sport selon ses envies, hors cadres (nationaux). «J’ai 28 ans, pas 22, rappelle-t-elle. Pour moi, c’est maintenant ou jamais. Cette saison se passe si bien, je veux en profiter.»

Autres Vaudois qualifiés pour les Européens de Genève (10-12 juillet): Adrien Briffod (Saint-Légier), Sylvain Fridelance (Saint-Barthélemy) et Estelle Perriard (Colombier).

Créé: 07.07.2015, 21h34

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