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Sion entre officiellement dans la danse olympique

Le processus d’attribution a débuté mardi. Le référendum valaisan sera le premier obstacle à passer.

KEYSTONE

Jusque dans un passé récent, le CIO laissait ses prétendants redoubler d’ardeur pour s’accorder ses faveurs et obtenir l’organisation des Jeux. Les villes candidates se livraient alors à un jeu de séduction, trouvant les arguments – parfois au détriment de l’éthique – pour convaincre les membres de l’instance internationale.

Aujourd’hui, la donne a changé. Dans un contexte d’incertitude économique, les pays réfléchissent à deux fois avant de se lancer. Le gigantisme a effrayé les contribuables. Les JO ont perdu de leur splendeur.

Sion symbolise parfaitement ce changement d’ère. En 1999, l’échec de la candidature valaisanne pour l’organisation des Jeux 2006 avait été vécu comme un véritable traumatisme national. Vingt ans plus tard, le projet Sion 2026 peine à raviver la flamme. Le référendum cantonal du 10 juin prochain pourrait d’ailleurs signifier la fin des espoirs suisses.

«Les JO auront un impact, que l’on espère positif, sur la vie future des concitoyens. Il est normal que tous les arguments puissent être entendus»

Hambourg et Budapest ont récemment connu pareil sort dans la course pour les JO d’été 2024. Les deux villes européennes avaient été contraintes de retirer leur candidature suite à une levée de boucliers dans l’opinion publique, laissant ainsi la voie royale à Paris et à Los Angeles.

«Nous accueillons avec bienveillance ces consultations populaires, a souligné mardi Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux olympiques au CIO, lors d’une conférence téléphonique. Les JO auront un impact, que l’on espère positif, sur la vie future des concitoyens. Il est normal que tous les arguments puissent être entendus.»

Le CIO a toutefois revu son processus d’attribution pour tenter d’éviter le rejet populaire. Comme l’a rappelé mardi le président Thomas Bach, «une page a été tournée en ce qui concerne les candidatures olympiques». Fini les luttes acharnées à coups de millions et de lobbying agressifs. Place à la «phase de dialogue». Cette période de consultation – une première dans l’histoire – doit permettre un échange constructif, ces prochains mois, entre le CIO et les candidats en puissance.

Mardi, les sept pays potentiellement intéressés par l’organisation des JO d’hiver 2026 ont été révélés. Outre la Suisse, l’Autriche (Graz), le Canada (Calgary), l’Italie (Cortina d’Ampezzo, Milan et/ou Turin), le Japon (Sapporo), la Suède (Stockholm) et la Turquie (Erzurum) sont sortis du bois. Le CIO peut déjà se féliciter d’avoir séduit autant de prétendants. Mais c’est maintenant que tout commence. «Nous allons travailler main dans la main, a poursuivi Christophe Dubi, mardi. Le CIO apportera son expertise afin d’optimiser les dossiers. Les Jeux devront s’adapter aux villes et pas l’inverse.» En octobre prochain, les dirigeants olympiques inviteront les aspirants les mieux armés à déposer une candidature officielle. La deuxième phase du processus débutera alors et mènera au vote décisif des membres du CIO, en septembre 2019. Ce sprint final ne devrait concerner qu’un trio de villes. Dont Sion? Le référendum du 10 juin apportera un premier élément de réponse.

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