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SLO signe un authentique exploit

Le Stade-Lausanne-Ouchy s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de Suisse après avoir logiquement battu le FC Sion en prolongation.

Le joueur vaudois Stéphane Kennedy Matos Rodrigues (à droite) félicite son coéquipier Sonny Kok. (Samedi 16 septembre 2017)
Le joueur vaudois Stéphane Kennedy Matos Rodrigues (à droite) félicite son coéquipier Sonny Kok. (Samedi 16 septembre 2017)
Keystone

Incroyable Stade-Lausanne-Ouchy! Au terme d’une âpre et magnifique lutte longue de plus de 120 minutes, les pensionnaires de Promotion League ont réussi l’exploit de ces seizièmes de finale en boutant hors de la Coupe de Suisse le FC Sion. Vainqueurs à 13 reprises du trophée, les Valaisans - encore finalistes en juin dernier - ne peuvent même pas se plaindre des circonstances de cette élimination des plus logiques.

Car si les deux réussites du Stade-Lausanne-Ouchy ne sont tombées qu’en fin de partie et alors que les Sédunois pensaient tenir une qualification très laborieuse - égalisation à la 81e et but de la victoire à la 116e - ce retournement de situation n’a pourtant été qu’un juste reflet de ce duel qui n’était déséquilibré que sur le papier.

Sion: 30 minutes et plus rien

Samedi sur une excellente et vaste pelouse qui aurait dû servir ses intérêts, le FC Sion n’a fait illusion que durant la première demi-heure. Mieux entrés dans la partie qu’un adversaire un brin timoré qui peinait à suivre un rythme plus élevé que celui auquel il est habitué, les Valaisans ne parvenaient toutefois pas à concrétiser leur supériorité. Un avantage que Roberto Acquafresca galvaudait de façon inimaginable en expédiant sa reprise au dessus le but lausannois alors qu’il se trouvait à deux mètres de la cage vide (5e)! L’attaquant italien aurait pu se racheter une vingtaine de minutes plus tard mais sa tentative était détournée par Rodriguez puis dégagée in extremis par un défenseur adverse.

Mais alors que l’on pensait que la domination sédunoise allait bien finir par déboucher sur quelque chose de concret, c’était au contraire le SLO qui prenait peu à peu l’ascendant sur un adversaire qui évolue pourtant deux catégories au-dessus de lui. Mais, malheureusement pour les Stadistes, Mejri (39e), Ndongo (42e), Kok (poteau/43e), Bavueza (48e) et Kok à nouveau (55e), ne trouvaient pas l’ouverture. Un léger manque de réalisme que Mboyo punissait sur l’une des rares incursions offensives de Sédunois incroyablement passifs et spéculateurs.

Le sauvetage de Morax

Un peu abattu par ce coup du sort, le SLO mettait un petit quart d’heure pour reprendre ses esprits et l’initiative du jeu. Une magnifique réaction qui a commencé par un superbe sauvetage de Morax sur Cunha, parti en contre (80e). Une minute plus tard, un tir de Mejri, détourné par une jambe valaisanne, terminait sur le pied de Ngongo. L’ailier ne manquait pas cette fois l’occasion de tromper Mitryushkhin. Et d’offrir à ses coéquipiers le droit de disputer les prolongations.

Trente minutes supplémentaires qui auraient logiquement dû tourner en faveur d’une formation de Super League dont l’attitude pusillanime décevait pourtant une fois encore. Fatigués et privés de surcroît de Laugeois, son maître à jouer sorti sur blessure, le Stade parvenait à prendre les devants sur une déviation de Sonny Kok au premier poteau (116e). Une réussite synonyme de qualification historique pour les huitièmes de finale de la Coupe puisque les Sédunois ne trouvaient même pas le courage d’offrir un digne baroud d’honneur à leurs supporters.

Un derby en huitièmes?

Naturellement très entouré au terme de la partie, le principal héros du jour ne cherchait pas à masquer sa joie. «C’est la victoire d’un groupe, s’enthousiasme Sonny Kok. Même si les premières minutes ont été pénibles en raison d’un impact physique et d’un rythme de jeu auxquels nous ne sommes pas habitués, nous n’avons jamais cessé de croire que l’exploit était à notre portée. Le fait que Sion ne marque pas d’entrée n’a fait que conforter cette conviction. Et puis, sourit l’attaquant, on savait que Sion traversait une période délicate… Notre mérite est d’avoir su en profiter.» Sur son but synonyme d’exploit, Kok avoue ne pas y être pour grand-chose. «C’est Zverotic qui dévie le ballon dans son propre but, rigole-t-il. Peu importe finalement, la seule chose qui compte c’est qu’on est en huitièmes de finale. Avec une petite envie de nous mesurer au LS dans un derby qui ne manquerait pas de piquant, non?»

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SLO - Sion 2-1 ap (0-0 1-1)

Stade Samaranch. 1200 spectateurs. Arbitre: M. Gut. Buts: 66e Mboyo 0-1, 81e Ndongo 1-1, 116e Kok 2-1. SLO:Rodriguez; Danner, Geiser, Morax, Rego (67e Carvalho); Laugeois (100e Dangubic), Gomis (72e Soos); Ndongo, Mejri, Bavueza; Kok. Sion: Mitryushkin; Zverotic, Ricardo, Bamert; Maceiras, Constant, Lenjani; Kasami, Uçan (105e Karlen); Acquafreca (100e Ndoye), Mboyo (76e Cunha). Avertissements:62e Rego, 63e Lenjani, 90e Zverotic, 106e Bavueza, 107e Maceiras.

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