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L’un s’offrira du rêve, un autre ne pourra éviter le cauchemar

La compétition reprend en Super League, avec son lot d’interrogations. Observateur, Bernard Challandes donne son avis.

Des supporters du Lausanne-Sport enthousiastes. C’était début octobre. Qu’en sera-t-il ces prochaines semaines, du côté de la Pontaise et des terrains de Suisse? Premiers éléments de réponse ce week-end.
Des supporters du Lausanne-Sport enthousiastes. C’était début octobre. Qu’en sera-t-il ces prochaines semaines, du côté de la Pontaise et des terrains de Suisse? Premiers éléments de réponse ce week-end.
Laurent Gilliéron, Keystone

La compétition est de retour. Le public va donc reprendre le chemin des stades, avec en tête les questions d’usage à mi-saison, qui concernent par exemple la forme des différentes équipes, la valeur des nouveaux venus, ou encore la surprise que peut créer l’une ou l’autre des formations engagées.

Pour faire l’état des lieux, du moins dans les grandes lignes, nous avons choisi cinq thèmes. Et pour chacun d’eux, Bernard Challandes nous donne son avis. A 65 ans, le Neuchâtelois reste insatiable. Scout pour le FC Bâle, un mandat qui lui prend environ 70% de son temps, il sillonne les terrains, de la Belgique à la Norvège, en passant par le Portugal ou l’Afrique, en quête de nouveaux talents pour le champion de Suisse. Sans oublier notre pays, sur lequel les Rhénans gardent un oeil toujours très attentif.

En décembre, on a aperçu le Neuchâtelois au Liechtenstein, pour le match Vaduz - LS. Aujourd’hui, il visionnera GC - Thoune, dimanche il sera à Berne pour YB - Sion. L’année 2017 est donc lancée.

Le titre peut-il échapper au FC Bâle?

Avec 12 points d’avance, la question peut sembler saugrenue. Et pourtant! La décevante campagne européenne de l’automne et un entraîneur – en fin de contrat au mois de juin – qui se sent menacé pourraient fragiliser un groupe qui n’a sûrement pas autant de talent que ses devanciers. Et qui sait si YB, avec un Hoarau retrouvé... L’avis de Challandes: «Le football est parfois incroyable. Mais ça ne devrait pas arriver. Bâle sera compétitif; c’est tout de même une vraie équipe. L’autre question, surtout, c’est: que vont pouvoir faire les autres?»

Quel rôle pour le FC Sion?

Rarement changement d’entraîneur n’aura donné d’aussi bons résultats en Valais! Les départs de Assifuah, Gekas et du jeune Sierro ne devraient pas suffire à couper l’élan. De surcroît si Sion obtient un résultat positif dès dimanche, sur le terrain des Young Boys. Mais les Valaisans n’ont plus gagné à Berne (en championnat) depuis... 1996 (20 matches). L’avis de Challandes:«Assurément disputer la 2e place aux Young Boys. Peter Zeidler a apporté une forme de rigueur, une philosophie de jeu, de groupe aussi. L’équipe est là, bien présente. De Lucerne, en revanche, je n’attends rien de particulier».

Qui doit se faire du souci chez les viennent-ensuite?

Six point seulement séparent le 5e du 10e. Autrement dit, sur la ligne de départ, tout le monde peut être concerné par la lutte contre la relégation. L’avis de Challandes:«Je suis incapable de le dire aujourd’hui. J’ai l’impression qu’on repart presque de zéro. Grasshopper peut aller dans un sens ou dans l’autre. On verra d’ailleurs la tendance dès samedi et le match des Sauterelles contre Thoune. De son côté, Lugano a changé d’entraîneur, s’est bien préparé et a récupéré Sadiku. Les Tessinois seront dangereux. Il existe plus d’incertitudes avec Thoune et Vaduz. Les Bernois sont en difficulté économique. Ils ont aussi annoncé que l’entraîneur partirait au terme de la saison. Quel effet cela peut-il avoir? Mais Thoune sait qui il est. Et il a l’habitude de se battre. Il est moins sujet à la panique lorsque quelques matches sont perdus. Vaduz, lui, n’est pas surpris d’être là et luttera lui aussi. Comme il le fait depuis plusieurs saisons. Mais à force de souffrir...»

Faut-il s’inquiéter pour le LS?

Quel est le vrai visage du LS? Malgré une dernière ligne droite plus difficile, avant la pause d’hiver, l’équipe de Fabio Celestini a prouvé qu’elle avait les moyens de rivaliser avec tout le monde. Reste à relancer la machine. Et ceci ans les meilleurs délais. L’avis de Challandes:«Lausanne a toujours cette envie de jouer, d’aller vers l’avant. J’espère que les Vaudois pourront maintenir cet état d’esprit remarquable. Deux joueurs défensifs sont arrivés; ce qui va donner plus de possibilités pour avoir une équipe plus équilibrée, notamment dans les moments chauds, les fins de match par exemple, qui ont parfois coûté cher».

Les arbitres vont-il réagir?

Ils ont souvent tenu la vedette. Et c’est un signe qui ne trompe pas. Nos arbitres ont commis trop d’erreurs grossières cette saison. Le LS est d’ailleurs bien placé pour le savoir. Dans les colonnes du Matin, leur patron, Cyril Zimmermann, le reconnaissait cette semaine. «Le football a évolué, mais les problèmes sont restés les mêmes», disait-il encore. S’ils ne brillent pas non plus par leur capacité de remise en question, les arbitres ne sont pas seuls responsables de cette médiocrité. Il est grand temps d’agir, d’innover. L’avis de Challandes:«Bien sûr, il y a eu des erreurs. Mais y en a-t-il plus que d’habitude? Je vois des matches dans beaucoup de pays différents. Et je trouve que nous ne sommes pas pires qu’ailleurs. Cela dit, il y a des questions à se poser sur l’aide qu’on pourrait apporter aux arbitres, notamment via la vidéo. Je crois qu’on va y venir gentiment. Pour prendre l’exemple du fameux pénalty sifflé en faveur de Vaduz, contre le LS, c’est très clair. Si on avait eu quelqu’un devant l’écran, cela aurait pris 32 secondes et on n’aurait plus parlé de l’arbitrage».

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