«Après 20 ans dans le sport, je sais que je dois savourer ces instants»

TriathlonInsatiable, Nicola Spirig a dominé la Coupe du monde de Lausanne. Les autres Suisses ont été portés par les 15 000 spectateurs.

La Zurichoise de 36 ans a fait honneur à son rang sur le parcours lausannois.

La Zurichoise de 36 ans a fait honneur à son rang sur le parcours lausannois. Image: Keystone

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Comme si c’était la première fois. Nicola Spirig a célébré sa victoire en Coupe du monde avec une fraîcheur communicative. En tapant dans les mains des spectateurs. En brandissant un étendard suisse. En embrassant les membres de sa famille, qui sont venus encourager la championne. «Après vingt ans dans le sport, je sais que je dois savourer ces instants, dit la Zurichoise de 36 ans. Gagner avec le soutien des spectateurs suisses et devant ma famille a un goût particulier.»

À l’image d’un Roger Federer, la triathlète ne semble jamais rassasiée. Grâce à la formidable avance (51 secondes) qu’elle a pu compter sur sa première dauphine, l’Américaine Taylor Knibb, l’élève de Brett Sutton a pu s’offrir une communion avec les 15 000 spectateurs venus applaudir la sextuple championne d’Europe, médaillée d’or et d’argent des Jeux olympiques ainsi que vainqueur du relais des championnats du monde de 2010.

Perriard joue son rôle

Spirig fait figure d’exemple pour la relève. Estelle Perriard a d’ailleurs tenté de s’inspirer de sa cheffe de file. La triathlète de Colombier-sur-Morges a parfaitement joué son rôle, en se montrant à son avantage durant l’épreuve de vélo, pointant par moments à une encourageante septième place. «Je ne voulais pas manquer une occasion de rejoindre le groupe de tête», raconte la Vaudoise de 23 ans qui a avoué avoir souffert sur ce parcours exigeant. Alors, la championne de Suisse M23 n’a pas hésité à s’offrir une séance de cryothérapie improvisée.

À l’arrivée, elle s’est jetée dans une fontaine. «Il a fait chaud, ça fait du bien de se plonger dans de l’eau fraîche!» s’est-elle justifiée. Un peu plus tard, Adrien Briffod en a fait de même. Lui aussi s’est montré entreprenant, passant en tête après 30 kilomètres à vélo. Mais des crampes à l’estomac ont eu raison d’une place dans le top 20 (29e rang final). «J’ai essayé de prendre mes responsabilités. Cela n’a pas suffi», a déploré Briffod

Fridelance au 15e rang

Sylvain Fridelance a pour sa part réussi un bon 15e rang. «C’était fou de courir à Lausanne, c’est un plus. Ça motive, surtout quand on est dans le dur. Mes jambes étaient encore fatiguées de Glasgow. Je l’ai constaté à la course», regrette le vice-champion d’Europe par équipe.

Cette épreuve lausannoise a servi de répétition générale avant les finales de la Coupe du monde qui auront lieu sur le même site, l’an prochain, avec plus de 5000 athlètes. Il reste donc un peu de temps à la Ville pour envisager de construire de nouvelles fontaines à Ouchy.

Créé: 19.08.2018, 17h58

Brocard roule pour le paratriathlon

Une soixantaine de triathlètes en situation de handicap ont participé à l’épreuve de Coupe du monde à Lausanne. «C’est impressionnant», commente Didier Brocard, responsable du paratriathlon, ce week-end. L’ancien membre de l’équipe de Suisse sait de quoi il parle. Vainqueur du général de la Coupe d’Europe, il s’est classé à plusieurs reprises dans le top 10 en Coupe du monde. Le triathlète de Grandson apprécie le niveau et surtout l’ambiance particulière de ces épreuves handisport, lui qui travaille comme responsable du centre de santé de la clinique La Lignière, à Gland. «Des handleurs (ndlr: aide à la sortie de l’eau) ont dit qu’ils avaient reçu une leçon de vie, observe l’ancien champion, âgé de 41 ans. Voir ces triathlètes nous fait relativiser nos petits soucis. Ces sportifs ne demandent pas à être traités différemment. Ce qu’ils réalisent est formidable.» Sur le podium de cette épreuve sprint (750 m de natation, 20 km à vélo et 5 km de course à pied), les Français, les Japonais, les Britanniques et les Australiens ont brillé.

Pour sa part, Didier Brocard, entraîneur au TRYverdon, reste bien implanté dans le sport, lui qui a bouclé plusieurs marathons en 2 h 30. «Même si j’ai un peu levé le pied, je reste toujours impliqué dans ce milieu. Je serai toujours heureux, tant que je pourrai promouvoir le sport et la santé.»

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