Alain Blaser vous embarque à 150 km/h sur des routes de montagne

RallyeLe pilote vaudois propose à ses clients de vivre une «spéciale» dans la peau d’un copilote. Sensations garanties!

À bord de sa Mitsubishi Lancer Evo 8, Alain Blaser aime partager sa passion pour le rallye.
Vidéo: PIERRE-ALAIN SCHLOSSER

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«Un avion de chasse!» À sa sortie de la Mitsubishi Lancer Evo 8, Jonathan Duez n’en revient pas. Comme 17 autres copilotes d’un jour, le Genevois de 22 ans a effectué son baptême de rallye aux côtés d’Alain Blaser. Le duo vient de filer à 150 km/h sur les routes étroites du col de l’Épine, au-dessus de Novalaise, en Savoie, à bord d’un bolide de 317 chevaux, développant 610 Nm de couple. «J’ai obtenu les autorisations pour fermer la route, explique le pilote de Champtauroz. Il s’agit d’une vraie spéciale. Réaliser une telle démonstration en Suisse est devenu très compliqué, c’est pour cela que je suis venu en France.»

Le Vaudois de 47 ans n’en est pas à sa première expérience. «C’est la sixième fois que j’emmène des néophytes avec moi. J’avais commencé en 1999 au col des Rangiers. D’habitude, nous sommes cinq ou six pilotes à véhiculer une soixantaine de personnes. Je le fais avant tout pour partager ma passion, principalement avec mes sponsors et leurs invités. Le but de cette opération n’est pas uniquement financier. Je veux que les gens qui découvrent le rallye à cette occasion ressortent de cette expérience en ayant la banane.»

Un frisson à 250 francs
Chaque participant a ainsi déboursé 250 francs pour vivre le grand frisson. Au niveau comptable, les charges de cette opération se montent à 2400 francs. La seule fermeture de la route s’élève à 1200 francs. Pour le reste, il s’agit des assurances pour les occupants et les personnes à l’extérieur du véhicule et de divers frais. Une opération rentable? «Si je ne casse pas mon moteur, je m’y retrouve», rigole Alain Blaser.

Rappelons que le budget annuel du pilote vaudois va chercher dans les 200'000 à 300'000 francs. Il faut donc trouver des sponsors et des activités pour récolter cet argent. À elle seule, sa voiture, une groupe A d’occasion, coûte près de 50'000 francs. «Il y a une dizaine d’années, elle valait 240'000 francs sur le marché. Bien moins qu’une voiture de WRC (World Rally Championship). Là, il faut compter entre 720'000 francs et 1,2 million», estime Alain Blaser.

Plus de 2000 sponsors
Chaque année, la chasse aux sponsors lui prend environ 80% de son temps. Son fichier «dons et sponsoring» est important, avec une liste comptant plus de 2000 partenaires. «Tous ne me suivent pas chaque année, précise cependant Alain Blaser. Le plus grand nombre verse des montants modestes. Mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Les dons se situent dans une fourchette allant de 100 à 30'000 francs.»

L’argent récolté permettra à Alain Blaser de s’aligner à un rallye-raid au Maroc ou en Italie, au Slalom de l’Anneau du Rhin, au rallye du Suran et à celui du Valais. (24 heures)

Créé: 25.06.2018, 21h45

Réactions des copilotes d'un jour



Jonathan Duez (Genève, 22 ans): «C’est très impressionnant. On sent chaque changement de vitesse, à tel point qu’on a l’impression que le pilote va détruire la boîte. Avant chaque virage, on se dit que ça ne passera jamais et au final ça le fait. Maintenant que j’ai goûté à cette expérience, ça me donne envie d’en faire encore. Mais il faut des années pour maîtriser un tel véhicule. Je me vois mieux dans la peau du copilote.»



Florian Hoti (Moudon, 21 ans): «La voiture est puissante, le pilote est top. On est bien collé au siège. Tout est brut à l’intérieur. Il n’y a pas de confort. Mais on ne bouge pas. On se sent en sécurité. Dans les virages, on a l’impression d’être plus lourd. J’étais un peu stressé avant de partir, mais le fait d’avoir un pro au volant est rassurant. Tout va hyper vite. À bord, on n’a plus prise sur le temps et les 6 km de course passent très vite.»



Bruno Medardi (Puidoux, 55 ans): «Nous sommes venus à huit, dans le cadre d’une sortie d’entreprise. Pour être franc, je m’attendais à avoir peur. Mais ça n’est pas arrivé. Je ne suis pas très Luna Park. J’ai donc choisi de partir en premier, comme ça, c’était fait. L’expérience est intéressante. J’avais déjà eu la chance d’être passager sur side-car de course. Cette fois, j’ai appris beaucoup de choses sur le monde du rallye.»

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