Azzurri reçoit un «gros» pour la première fois de son histoire

FootballLe club lausannois de 1re ligue mise désormais sur les jeunes talents romands.

À 35 ans et vu son parcours, Julien Marendaz (à dr.) est déjà un entraîneur expérimenté.

À 35 ans et vu son parcours, Julien Marendaz (à dr.) est déjà un entraîneur expérimenté. Image: Patrick Martin

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«Le destin est des fois assez ironique: quand on était au top, on n’a jamais eu droit à un tel match. Et aujourd’hui que c’est un peu plus compliqué, qu’on reconstruit avec des gamins, la Coupe de Suisse nous offre une Super League pour la première fois», sourit le président, Antonio D’Attoli.

Du temps de sa «splendeur», Azzurri 90 LS offrait en effet des conditions très agréables pour les anciens professionnels, qui se pressaient en nombre à Chavannes-près-Renens pour jouer avec le club lausannois. Ils s’appelaient Mobulu M’Futi, Luca Scalisi, Sébastien Meoli, Nicolas Marazzi ou Mickaël Castejon et ils formaient l’un des effectifs les plus redoutés de 1re ligue, sans arriver toutefois à atteindre les finales malgré plusieurs tentatives et l’ambition du président.

Touché par des problèmes personnels, Antonio D’Attoli a fortement réduit la voilure et Azzurri a sauvé sa place en 1re ligue par miracle en mai dernier, tous ses joueurs majeurs étant partis. Et c’est là que l’histoire prend un tournant un peu particulier puisque le président a eu la bonne idée de contacter Julien Marendaz cet été.

Libre après son départ de Team Vaud, où il entraînait les M16 puis les M18, Marendaz a été séduit par le discours du boss d’Azzurri. «Ce qui m’a plu évidemment, c’est qu’il voulait offrir sa chance à des jeunes, qui n’avaient jamais joué en actifs. Je me suis dit que c’était quelque chose de parfait pour moi. Le challenge m’a plu.» Alors, Azzurri s’est construit un contingent «à petit prix» en attirant des jeunes formés à Team Vaud, mais aussi à Servette et à Xamax.

Sur la barre après 6 journées

Certains n’ont pas été conservés par leur club, d’autres sont prêtés par Team Vaud, comme les prometteurs Ashley Boniface et Daniel Kadima. «Mon discours avec eux est clair: ils ne sont pas là pour l’argent. Ce qu’Azzurri leur offre, c’est une chance de prouver leur valeur. Les entraînements sont le plus professionnel possible et le week-end je fais mes choix. Le projet, c’est de les accompagner et de les aider à retrouver le monde professionnel en explosant à l’échelon du dessous. Et pendant ce temps, ils gagnent des matches pour Azzurri», continue Julien Marendaz, qui possède le double avantage de connaître le monde de la formation d’élite, mais aussi celui de la 1re ligue, puisqu’il a entraîné Échallens et Yverdon Sport à ce niveau.

Alors que beaucoup d’observateurs promettaient la relégation à Azzurri, la troupe de Julien Marendaz est allée gagner à Fribourg et a réussi à accrocher Échallens, en concédant l’égalisation dans les arrêts de jeu. «Et on joue plutôt bien. On mériterait un ou deux points de plus», relèvent tant le président que l’entraîneur. Après six journées, Azzurri est d’ailleurs hors de la zone rouge, précédant Thoune M21 et Fribourg.

C’est donc avec ces gamins qu’Azzurri s’apprête à défier Lugano ce samedi à Chavannes (19 h 30). Julien Marendaz a déjà coaché une équipe de 1re ligue face à plus gros. «Avec Échallens, on avait perdu largement face à Zurich, mais on avait aussi accroché Thoune. On était passé tout près contre eux, d’ailleurs… Mais à Échallens, je disposais de joueurs expérimentés comme Nicolas Bastardoz et Damien Germanier par exemple. Là, c’est sûr que ce n’est pas la même configuration.» Azzurri peut-il tout de même espérer battre «il grande Lugano»? Réponse du coach: «On a 1% de chances au début du match. À nous de travailler pour en avoir 10, 15 ou 20 plus le match avance…» (24 heures)

Créé: 14.09.2018, 22h03

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