De la castagne dans les stades aux rings

KickboxingLe champion brésilien Falcao sera l’une des attractions samedi au Théâtre de Beausobre, à Morges.

Emerson Falcao (à g.), avec son entraîneur, Jamal Wahib, prépare son combat.

Emerson Falcao (à g.), avec son entraîneur, Jamal Wahib, prépare son combat. Image: VANESSA CARDOSO

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«J’adorais cogner les supporters adverses lors de matches de foot! C’est ce qui m’a motivé à commencer le kickboxing. J’avais 14 ans. Encourager son équipe et se battre en dehors des stades est une pratique normale au Brésil quand tu es jeune.» L’entrée en matière d’Emerson Falcao, champion panaméricain de kickboxing, sonne comme un coup sec dans le menton. Il y a plus commun pour commencer une carrière dans un sport en pleine évolution en Suisse. Samedi à Morges, le Brésilien qui s’entraîne à Lausanne sera l’une des têtes d’affiche du Pegasus Fight qui se déroulera samedi au Théâtre de Beausobre, à Morges. L’occasion de découvrir un univers quelque peu particulier, cousin de la boxe anglaise, mais avec des coups de pied. Sur le ring, les combattants s’affrontent durant trois rounds de trois minutes.

Cela fait maintenant trois ans que ce Brésilien de 33 ans vient régulièrement s’entraîner dans le canton de Vaud, où il reçoit les conseils de son coach, Wendell Cardoso. «Cela me plaît de venir en Suisse, car j’ai plus de temps pour me consacrer à ma préparation» explique-t-il. Son mentor est plus précis: «Quand Emerson est au Brésil, il a des journées très intenses. Il combat, s’entraîne deux à trois fois par jour, donne des cours et doit gérer sa salle de sport (ndlr: il est le coach de José Aldo, sextuple champion des poids plume UFC)». Une vie effrénée dans un univers où chaque détail compte. Le risque de blessures est élevé et pour le limiter, l’hygiène de vie de l’athlète se doit d’être impeccable. Le kickboxeur doit aussi avoir un contrôle strict de son poids par rapport à sa catégorie. Pour Emerson Falcao, le défi est de rester en dessous de 64 kilos.

«Quand il faut relever le défi de s’entraîner chaque jour pour être le plus affûté possible le jour J. La préparation est vraiment l’élément central.»

Le kickboxeur est assoiffé de victoires. Mais quand on lui demande ce qu’il apprécie le plus dans sa vie de sportif, il pointe la période qui précède un combat: «Quand il faut relever le défi de s’entraîner chaque jour pour être le plus affûté possible le jour J. La préparation est vraiment l’élément central.» Pour Jamal Wahib, organisateur du Pegasus Fight et lui-même kickboxeur professionnel, le chemin qui mène vers le combat est «une mission, un vrai challenge». Et pas que physique. Selon Emerson Falcao, les qualités indispensables ne s’apprennent pas, elles sont innées: «Pour moi, l’essentiel pour combattre est d’avoir du cœur et de la détermination. On peut avoir une très bonne technique, mais si l’on n’a pas envie de se battre et de lutter, on ne peut pas gagner.» Et de continuer: «Ce n’est pas une vie facile, tu en baves, je le dis souvent à mes élèves. Mais si tu t’imposes de la discipline et tu fais preuve de détermination, tu peux y arriver.» À condition aussi d’être bien entouré.

Car si, sur le ring, le spectateur se focalise sur les combattants et les coups, il y a toute une vie derrière la façade. Un travail collectif, comme l’explique Wendell Cardoso: «Lors d’un duel, l’athlète sur le ring est comme une machine. Il exécute les ordres stratégiques que lui crie son entraîneur. Le regard extérieur est essentiel.» Un esprit d’équipe qui se doit d’incarner des valeurs puissantes qui, selon les trois hommes, vont au-delà du dépassement de soi et d’un réel fair-play pour se retrouver dans ce «respect», incarné par l’accolade des athlètes au terme de leur combat. Ce sera aussi le message de la réunion morgienne.

Créé: 05.12.2019, 20h35

Pratique

Le Pegasus Fight: gala de boxe pieds poings, qui se déroulera le samedi 7 décembre au Théâtre de Beausobre, à Morges.

Au programme: 10 combats professionnels, 4 amateurs, dont deux féminins.

Ouverture des portes: 16h30

Premier combat: 17h.

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