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Un champion de Suisse qui monte en puissance

Sylvain Fridelance a tout misé sur les JO de Tokyo. À bientôt 23 ans, il s’affirme déjà comme un leader.

Sylvain Fridelance s’entraîne au quotidien dans les trois disciplines, en partant de chez lui, à Saint-Barthélemy.
Sylvain Fridelance s’entraîne au quotidien dans les trois disciplines, en partant de chez lui, à Saint-Barthélemy.
MARIUS AFFOLTER

Chaque semaine, la charge d’entraînement est la même: 25 km de natation, 300 km à vélo et 80 km de course à pied. Avec des séances quotidiennes dans les trois disciplines. Sylvain Fridelance n’a pas le choix s’il veut atteindre son but: participer aux JO de Tokyo.

Le triathlète de Saint-Barthélemy fêtera ses 23 ans le 14 juillet. Mais son jour de gloire est programmé à l’été 2020. D’ici là, le nouveau champion de Suisse veut continuer à monter en puissance. En 2017 déjà, il terminait 2e des Européens U23 et 9e des Mondiaux. «Cette année, le but sera de m’affirmer chez les élites pour gagner ma qualification olympique», dit-il. Le Vaudois a accéléré sa marche en avant avec ce titre national, le premier en élites, obtenu le 1er juillet à Seedorf (Uri).

«J’adore ce nouveau format. Le team event amène un esprit d’équipe dans un sport individuel»

Pas de doute, ce membre du Team Tribu Performance a toutes les cartes en main pour réaliser son rêve. D’autant plus qu’un relais par équipes sera organisé pour la première fois dans le cadre des JO. Cette épreuve sprint et mixte est sans doute la meilleure possibilité de médaille pour les triathlètes suisses. Le principe: une femme nage 300 m, roule 6 km à vélo et court 2 km. Une fois ces distances réalisées, elle transmet le relais à un homme, qui passe à son tour le relais à la seconde femme, laquelle en fera de même avec le dernier concurrent. Une formule particulièrement télégénique.

«J’adore ce nouveau format, assure Sylvain Fridelance. Le team event amène un esprit d’équipe dans un sport individuel. Avec Nicola Spirig et Jolanda Annen dans nos rangs, qui font vraiment la différence chez les dames, une médaille est envisageable.»

Frapper un gros coup

Sylvain Fridelance espère frapper un gros coup au Japon. Seul obstacle: les prétendants sont trois pour deux postes. Les deux autres candidats sont Andrea Salvisberg, 16e des JO de Rio, et le Veveysan Adrien Briffod, vainqueur notamment d’une épreuve de Coupe du monde l’an passé. Autant dire que les places seront chères. À moins que les trois athlètes parviennent à se hisser dans le top 40. Auquel cas un troisième ticket reviendrait à la Suisse.

Mais qu’importe. Sylvain Fridelance déteste les comptes d’apothicaire. Et pour avoir le plus d’atouts dans son jeu, il a tout misé sur le sport. «J’avais le choix de suivre une formation en parallèle ou de me consacrer exclusivement au triathlon. J’ai choisi la deuxième option. Je suis encore jeune et vivre le professionnalisme est une chance unique.»

Au niveau financier, en revanche, le triathlon ne fait pas recette. «Je vis chez mon père. C’est lui qui m’aide à payer les assurances, ma nourriture et les autres dépenses usuelles. Il faut faire partie du top 10 mondial pour réussir à vivre du triathlon.» Et multiplier les exploits, à l’image de Daniela Ryf, triple lauréate de l’Ironman d’Hawaï, ou de Nicola Spirig, multiple médaillée olympique.

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