«Nous voulons marquer les esprits jusqu’aux Jeux de Tokyo»

AvironAprès une 7e place aux JO de Rio, le Lausannois Barnabé Delarze vise l’or en duo avec Roman Röösli, lors des Européens de Racice (Tchéquie).

Barnabé Delarze affiche ses ambitions: il veut l'or des Européens des Mondiaux et pourquoi pas celui des JO.

Barnabé Delarze affiche ses ambitions: il veut l'or des Européens des Mondiaux et pourquoi pas celui des JO. Image: PATRICK MARTIN

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Les ambitions de Barnabé Delarze sont aussi larges que ses épaules. A 22 ans, le colosse du Lausanne-Sport (193 cm pour 100 kg de muscles) vise l’excellence. Déjà multiple champion de Suisse d’aviron et d’ergomètre (rameur), recordman de Suisse, champion du monde U23 et 7e des derniers JO: le rameur vaudois ne compte pas s’arrêter là. En cette saison post-olympique, il compte bien goûter aux honneurs des podiums internationaux. Avec pour commencer les Championnats d’Europe (CE) de Racice (République tchèque) qui démarrrent vendredi. Actuellement en camp avec l’équipe de Suisse à Varèse, il parle de ses objectifs.

– Barnabé Delarze, que représentent les prochains CE dans votre saison, un objectif majeur ou une répétition générale des Mondiaux?
– Les deux. C’est sûr qu’un bon résultat aux Européens fait toujours plaisir. Mais cela reste un événement relativement mineur en aviron. Comme son nom l’indique, il manque toutes les nations hors Europe (Nouvelle-Zélande, Australie, …). Disons qu’il se situe à mi-chemin entre une Coupe du monde et les Championnats du Monde. En résumé: on a envie de bien faire, mais cela ne reste qu’une étape dans la saison.

– Est-ce plus difficile de retrouver la motivation en année post-olympique?
– Pas tellement. Notre contre-performance brésilienne m’a tout de suite donné l’envie de repartir et surtout de faire mieux! Aussi, nous avons profité d’avancer dans nos études et de passer du temps à la maison, tout en s’entraînant dans nos clubs respectifs de septembre à février. Un changement d’air et un bref retour à une vie quasi normale qui fait du bien et recharge les batteries.

– Quelle est votre forme actuelle?
– Elle est plutôt bonne. Avant les Européens, nous suivons un gros bloc d’entraînement, donc je suis fatigué. Mais c’est normal. Cependant, on sent que le corps s’adapte, progresse et arrive gentiment à une forme de compétition, même s’il reste encore du temps avant le pic pour les Mondiaux, fin septembre.

– Vous ramez avec Roman Röösli qui faisait partie de votre quatuor à Rio. Pourquoi vous alignez-vous en double et pas en quatre de couple (4x)?
– Pour plusieurs raisons: celle qui clarifie tout est l’absence d’Augustin Maillefer (ndlr: autre rameur du Lausanne-Sport), qui marque une année de pause de la compétition. Il a choisi de se concentrer sur ses études. Nous ne lui avons pas trouvé d’alternative à un niveau assez proche des trois autres rameurs du 4x (ndlr: Barnabé Delarze, Roman Röösli et Nico Stahlberg, aligné en skiff). Mais je dois admettre qu’après quatre ans en 4x, un changement fait du bien. Et même si Augustin était là, il aurait été bien possible que nos chemins se séparent de toute façon. Il faut se rappeler que l’aviron reste de l’aviron, peu importe le type de bateau et que des changements d’embarcations sont fréquents.

– Quel est votre objectif sur cette compétition?
– Gagner!

– Quid pour la suite? Participerez-vous aux Mondiaux en double ou en quatre de couple?
– Nous en saurons plus après les CE. Mais il y a de bonnes chances que nous poursuivions la saison dans cette combinaison. L’objectif reste le même: l’or. Mais au-delà de ça, nous voulons vraiment profiter de ce début de nouveau cycle olympique pour nous positionner comme les leaders du circuit mondial. Je ne dis pas que nous allons tout gagner, mais nous cherchons à marquer les esprits. Histoire que les autres sachent qu’il faut compter avec nous jusqu’à Tokyo.

– Qu’avez-vous travaillé de spécifique au camp de Varèse?
– Avec la Coupe du monde de Belgrade, au début du mois, nous avons pu identifier nos forces et nos faiblesses et les points techniques sur lesquels il fallait travailler. L’objectif du camp était de repartir sur un gros travail en volume tout en solidifiant nos acquis et faire les changements nécessaires. En vérité, les camps d’entraînement ne diffèrent pas vraiment de notre quotidien en Suisse. L’avantage est qu’on a un peu moins de distractions et que le focus est entièrement tourné vers l’aviron. Le gros intérêts de Varèse est l’accès à un lac d’une taille assez grande pour nos entraînements d’endurance mais également à un champ de course délimité pour travailler à allure de compétition et exercer certaines spécificités.

Créé: 22.05.2017, 21h53

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Frédérique Rol vise la finale

Barnabé Delarze n’est pas le seul Vaudois aligné à Racice. Nina Libal (quatre sans barreur juniors) et Frédérique Rol (double poids léger) seront de la partie. La Pulliérane exilée à Lucerne depuis trois ans fêtera justement son 24e anniversaire vendredi, lors de la première journée de ces Européens. «Le plus beau cadeau serait une qualification pour la finale», admet l’étudiante de la Haute Ecole de Lucerne. Après deux mois de pause forcée en raison d’une blessure dorsale (disques abîmés) son premier objectif sera de s’aligner au départ sans connaître de douleurs. «Je ne serai pas dans mon double habituel puisque je ramerai avec Pauline Delacroix de Vésenaz.» Patricia Merz, qui faisait la paire avec elle, s’alignera en skiff (poids léger). Et si ses soucis dorsaux la laissent tranquille, Frédérique Rol pourra tenter sa chance aux Mondiaux de Sarasota-Bradenton, dans le golfe du Mexique (Floride). «Dans le meilleur double possible», espère celle qui a été 9 fois championne de Suisse, 3e aux Mondiaux U23 et 4e aux Européens élites, l’an passé.

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