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Cheseaux maintient le cap dans une LNA décapitée

Les Vaudoises continueront de miser sur la formation après les retraits de Volero et de Köniz.

Même s’ils sont d’ores et déjà assurés du maintien, l’entraîneur Daniel Davidson et ses joueuses se battront jusqu’au bout.
Même s’ils sont d’ores et déjà assurés du maintien, l’entraîneur Daniel Davidson et ses joueuses se battront jusqu’au bout.
FLORIAN CELLA

Il faut remonter à 1999 – et le sacre de Wattwil (SG) – pour retrouver un autre nom que ceux de Volero Zurich et Köniz au palmarès du championnat de LNA féminine. Autant dire que c’est un grand vide que laisseront ces deux équipes au terme de cette saison, le géant zurichois et le club bernois ayant décidé de se retirer de l’élite suisse.

Saison difficile

Pour Volero, et son ambitieux président Stav Jacobi, la Suisse est devenue trop petite. L’avenir s’écrit dans le championnat français, vraisemblablement sous les couleurs du club du Cannet, sur la Côte d’Azur. Les Zurichoises n’aligneront alors plus qu’une équipe espoir, en deuxième ou troisième division suisse. De son côté, Köniz était lesté d’une dette avoisinant les 100 000 francs. À force de tirer la langue, la relégation était devenue inéluctable pour la formation bernoise.

Au cœur de cette tempête, le VBC Cheseaux maintient le cap. Les Vaudoises traversent pourtant une saison catastrophique. Lanterne rouge, le club n’affiche que 4 victoires (la dernière obtenue ce dimanche face à Guin, 3-1) en 24 rencontres. Le constat est d’autant plus douloureux que les Gremaudes avaient terminé le dernier exercice à un encourageant 6e rang.

Tourné vers l’avenir

Le retrait de Köniz assure cependant d’ores et déjà au VBC sa place dans l’élite. «Mathématiquement, nous pourrions arrêter de jouer, admet le président Alberto Angeretti. Mais tout le monde a encore envie de se battre. L’équipe s’investira jusqu’au bout, même si elle doit disputer des barrages pour beurre.»

Et le boss de poursuivre: «Cette saison compliquée va permettre à beaucoup de joueuses d’apprendre, de gagner en expérience. Il faut accepter ces défaites, ces moments difficiles.» Les dirigeants ont déjà le regard tourné vers l’avenir. «À aucun moment nous avons envisagé d’arrêter, martèle Angeretti. Nous avons déjà relancé nos sponsors en vue de la saison prochaine.» L’affluence stable à la salle de Derrière-la-Ville (près de 500 spectateurs en moyenne) est un signe encourageant.

Comment dès lors inverser la tendance au niveau sportif? «Cheseaux doit continuer à se tourner vers les jeunes», insiste Michel Dufaux. À la tête de la première équipe jusqu’à Noël, l’expérimenté entraîneur œuvre encore dans le club au niveau de la formation. «D’une manière générale, si on ne met pas l’accent sur la relève, le volley féminin d’élite en Suisse va droit dans le mur. Former des jeunes, c’est un long processus, un investissement qui demande des moyens financiers et de la patience.»

Intégrer les talents

Les départs annoncés de Volero et de Köniz pourraient donner une impulsion nouvelle, sur un plan national, au secteur de la formation. Actuellement, les clubs sont contraints d’aligner en même temps sur le terrain deux éléments formés localement. C’est trop peu, selon Michel Dufaux, d’autant plus que les joueuses en question ne sont pas obligées d’avoir un passeport rouge à croix blanche. «Les talents suisses doivent être mieux intégrés. Il faut leur donner plus de temps de jeu pour qu’ils puissent progresser et éclater au meilleur niveau. Cela est également vital pour l’équipe nationale.»

Dès la saison prochaine, le championnat suisse se retrouvera en quelque sorte face à une page blanche. D’autres clubs peuvent à nouveau rêver du titre dans une LNA plus homogène. Ce changement d’ère peut être gage de renouveau, estime Swiss Volley (voir ci-contre). Méthode Coué ou optimiste légitime? L’avenir le dira…

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