Voici pourquoi ces cinq clubs peuvent créer la surprise

FootballÀ l’enseigne de la Coupe, le week-end réserve de belles affiches. De Nyon à Échallens, les représentants du canton entendent frapper fort. Ils nous disent comment.

Tombeurs d’Aarau et de Xamax la saison passée, les Challensois rêvent secrètement de s’offrir la peau du grand FC Bâle.

Tombeurs d’Aarau et de Xamax la saison passée, les Challensois rêvent secrètement de s’offrir la peau du grand FC Bâle. Image: Keystone

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Sur les dix clubs romands engagés ce week-end en Coupe de Suisse, au stade des seizièmes de finale, la moitié sont vaudois. Dénominateur commun: aucun ne partira favori. Les affiches sont a priori déséquilibrées, si l’on sait que quatre équipes de Super League, et non des moindres, fouleront le sol cantonal.

Pourtant, ces cinq représentants vaudois rêvent d’exploit, au moment de se mesurer à plus fort qu’eux, à tout le moins sur le papier. Pour ces équipes, bousculer la hiérarchie reviendrait autant à entretenir la légende de la Coupe, où subsiste l’idée d’une certaine égalité des chances, qu’à se montrer à la hauteur de leurs ambitions secrètes. Pour cela, il leur faudra réunir les ingrédients classiques que sont l’état d’esprit et l’état de grâce (ce que l’on résume souvent par l’état second), tout en espérant que, dans le même temps, l’adversaire se montre indigne de son statut. Sans oublier la réussite…

L’an passé à pareille époque, les clubs vaudois avaient placé quatre des leurs (Lausanne, Stade LS, Nyon et Échallens) en huitièmes de finale. Les candidats à la surprise devront redoubler d’audaces pour approcher, sinon égaler, ce record. En attendant le verdict du terrain, nous avons demandé à des dirigeants, coaches et joueurs concernés pourquoi leur club avait, selon eux, les moyens de signer la sensation du week-end.


Bavois (PL) - Rapperswil (CL) Vendredi 20 h

«Cette fois, il faudra concrétiser nos occasions»

Avec Rapperswil, Bavois n’est pas loin d’avoir hérité du pire adversaire possible, selon Adrian Alvarez. «L’affiche n’est malheureusement pas très sexy, sourit l’attaquant. En nous qualifiant, on espérait tomber sur un «gros», mais c’est comme ça. Et puis je me dis surtout que l’exploit est possible face à une équipe que Bavois avait réussi à tenir en échec en Promotion League, il y a deux ans. Et comme à Rapperswil neuf des onze titulaires de l’époque le sont toujours aujourd’hui, pourquoi ne pas y croire?» Mais pour cela, il faudra que Bavois gagne un match, ce qu’il n’a réussi qu’une seule fois cette saison, au premier tour de la Coupe. Et aussi, qu’il marque enfin. «C’est vrai, mais à l’opposé, on ne perd pas souvent non plus (ndlr: deux défaites en huit matches), continue le buteur bavoisan. Pour passer, il faudra donc commencer par être solide défensivement et peu à peu insinuer le doute dans leurs esprits. Ensuite, en contre, nous aurons forcément des occasions qu’il faudra cette fois concrétiser.» Pour cela, Bavois compte sur les qualités d’Alvarez, auteur de cinq des huit buts réussis par les Nord-Vaudois jusque-là. «Je suis prêt à assumer mes responsabilités lors d’un match que nous allons aborder sans la moindre pression.» A.B.


Échallens (1re) - Bâle Samedi 16 h

«Ce que l’on doit faire, on l’a déjà réussi»

Après avoir déjà éliminé Aarau et Xamax la saison passée, le club du Gros-de-Vaud s’attaque à un tout autre morceau, peut-être le plus gros: Bâle. Qu’importe, la taille du morceau ne change rien à son appétit. «On a acquis l’expérience de l’exploit, résume joliment Damien Germanier. Ce que l’on doit faire, on l’a déjà réussi. Plus le petit résiste, plus le duel s’équilibre. On a déjà eu une chance extraordinaire en tirant Bâle. C’est un cadeau merveilleux. Maintenant, il faut que cette chance-là continue de nous accompagner.» En Coupe, l’aspect psychologique est souvent primordial. D’où l’importance d’un conditionnement collectif. «Si l’on se persuade tous que l’on peut le faire, des choses a priori impossibles deviendront possibles, reprend le capitaine. On sait que l’on est capable de se créer des occasions contre n’importe qui. Entre nous, on parle bien sûr de Bâle. On connaît ses points forts mais on essaie surtout de détecter des points faibles à exploiter.» Aux Trois Sapins, on se projette déjà à samedi. «Le scénario idéal, c’est de gagner 4-0 à la mi-temps!» s’exclame Germanier. Avant de conclure, plus raisonnablement: «Arriver à 0-0 à la pause serait déjà la moitié d’un exploit.» N.JR


Stade Nyonnais (PL) - GC Dimanche 15 h

«Il faut convoquer un truc à part»

«Simplement y croire ne suffit pas. En Coupe, il faut convoquer un truc à part, un concours de circonstances favorable, pour déclencher le doute chez l’adversaire.» C’est ce doute-là que le chef de file de Promotion League tentera d’insuffler à GC, la récente lanterne rouge de Super League. Le club zurichois respire tout sauf la sérénité. Suffisant pour gommer la différence de deux ligues? «Face à un GC qui n’est pas au mieux, reprend Dragani, à nous d’en faire plus pour équilibrer les forces.» Les Zurichois seront privés du blessé Nathan (victime d’une déchirure d’un ménisque, l’ex-Servettien sera éloigné des pelouses pendant plusieurs mois) et du suspendu Jeffren, deux joueurs importants. Au niveau de l’affluence attendue, Nyon souffrira de la concurrence du derby de la Pontaise. «C’est la TV qui a fixé les horaires. On n’était pas prioritaire. Mais c’est dommage, le jour où l’on accueille une grosse équipe, d’être en concurrence avec Lausanne - Sion.» À noter que le tirage au sort des huitièmes de finale, prévus les 31 octobre et 1er novembre, aura lieu dimanche en direct sur SF2 à partir de 18 h 20. N.JR


Lausanne (CL) - Sion Dimanche 16 h

«Pour nous, c’est déjà comme une finale»

C’est sans conteste l’événement du dimanche, mais affronter Sion, supposément la meilleure équipe de Coupe du pays, n’effraie nullement le coach du LS. «Ce sera l’occasion de prouver que Lausanne est aussi une équipe de Coupe, idéalement sans passer par les prolongations! Pour nous, c’est déjà comme une finale. Mieux vaut recevoir Sion que se déplacer dans un endroit piégeux, face à un adversaire moins prestigieux. Toute la pression reposera sur Sion, ce qui est un avantage. Pour la première fois cette saison, on ne sera pas favori, ce qui doit permettre à mes joueurs de se libérer.» Cette semaine, le leader de Challenge League s’est mis en mode Coupe, une compétition du k.-o. qui plaît à Contini. «Un championnat, c’est 36 matches, avec chaque fois des possibilités de rattrapage. La Coupe nécessite une tout autre approche mentale. Quand on n’a pas le temps de corriger les choses, il faut les faire juste. C’est aussi le chemin le plus direct vers l’Europe.» Alors que Lausanne n’a rien changé à ses habitudes, Sion a choisi de préparer son rendez-vous en altitude, sur les hauteurs de Crans-Montana, où il effectue depuis mardi un stage de quatre jours. N.JR


Azzurri 90 LS (1 re) - Lugano Samedi 19 h 30

«On ne va en tout cas pas jouer pour perdre!»

Avec Lugano, attendu samedi sur le terrain de Chavannes, Azzurri vivra un «derby du Sud» en forme de première historique. «Jamais une formation de Super League n’a foulé notre pelouse, se réjouit Antonio D’Attoli. En général, les grosses équipes n’aiment pas jouer sur de petits terrains comme le nôtre, elles n’y ont plus leurs repères. À nous d’en profiter.»

Pour se donner le maximum de chances, le club de 1re ligue et son président ont fait en sorte, en créant un secteur réservé aux fans visiteurs, de pouvoir évoluer chez eux au lieu de déménager à la Pontaise. «Sportivement, on ne va en tout cas pas jouer pour perdre! J’ai un entraîneur (ndlr: Julien Marendaz) qui a de l’ambition. Pour notre jeune équipe, c’est aussi une superbe expérience.» On ne devrait toutefois pas se bousculer autour du terrain. «On attend au mieux 400 spectateurs. Peut-être des Tessinois vivant à Lausanne viendront-ils aussi nous soutenir, qui sait?» Alors que Lugano arrivera au bord du Léman vendredi déjà, signe qu’il ne prend pas son déplacement à la légère, les joueurs d’Azzurri mangeront ensemble le jour du match. Leur boss, présent mercredi soir dans les vestiaires, a prévu une prime d’exploit (plusieurs milliers de francs versés dans la caisse d’équipe). N.JR (24 heures)

Créé: 12.09.2018, 22h28

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