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Une fête, des couronnes et des toupins pour les lutteurs vaudois

Le Fribourgeois Benjamin Gapany est reparti avec la victoire et le taureau «Turner», lors de la Fête cantonale vaudoise.

Le Challensois Marc Gottofrey (de face) a pris la 2e place, sur plus de 120 participants.
Le Challensois Marc Gottofrey (de face) a pris la 2e place, sur plus de 120 participants.
JEAN-PAUL GUINNARD

Il s’en est fallu d’un rien que Marc Gottofrey ne remporte la victoire. Il suffisait que la finale se solde sur une nulle pour que le Challensois reparte avec le taureau «Turner», un holstein de 2 ans offert par la Ville de Lausanne. Mais au lieu de cela, c’est le lutteur de Marsens Benjamin Gapany qui a enlevé le premier lot de la Fête cantonale vaudoise à Romanel. «Je vais le garder parce que je suis agriculteur et que mon père a une ferme», explique le Fribourgeois.

Marc Gottofrey n’était pas déçu pour autant, lui qui est rentré de la Fête neuchâteloise avec une génisse, il y a une semaine. «Je n’ai pas gardé la bête car dans notre ferme nous n’avons que des vaches pour la viande et celle que j’ai reçue était une vache à lait.» Le Challensois, vainqueur de sa 23e couronne, l’a donc échangée contre de l’argent. Une situation qui est également arrivée à Pascal Piemontesi. Le gendarme d’Aubonne, qui vit en appartement, a remporté une pouliche la semaine dernière. «J’ai choisi l’enveloppe pour des raisons pratiques. Cette somme est en plus la bienvenue, car je vais me marier cette année.» L’appointé s’est toutefois fait immortaliser avec sa pouliche, et sa fiancée va encadrer la photo. «Cela me fera un joli souvenir», estime celui qui est arrivé au 2e rang B, avec autant de points que Marc Gottofrey.

La tradition veut que chaque lutteur reçoive un prix en nature. Le choix se fait parmi des lots aussi variés que des cloches, des chaises en bois, un vélo, une tronçonneuse, un four, des caisses à outils, des horloges, des poivriers ou même une paire de skis.

Le toupin est emblématique

Marc Gottofrey et Pascal Piemontesi sont repartis avec un toupin. «J’en ai une dizaine chez moi et une dizaine chez mes parents, compte le gendarme aux 35 couronnes. À chaque fois que je suis content de ma journée, c’est le lot que je privilégie. Pour moi, c’est le prix emblématique, une sorte de trophée. À la Fête d’Unspunnen, il y avait des scooters ou des meubles qui valaient 3000 francs, mais j’ai préféré la cloche. Lorsque je les regarde, elles me rappellent les souvenirs et les efforts consentis pour les remporter.»

Sous les yeux de Jacky Delapierre, patron d’Athletissima, venu en voisin assister aux passes, Stéphane Haenni (3e B) a récolté sa 26e couronne. Lui visait plutôt un banc en bois. «Parce que les cloches, ça prend de la place dans le salon!» rigole le lutteur de Mézières, qui fait partie des sept couronnés vaudois de cette Fête cantonale.

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