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Gendarmes et familles ont rendu hommage à Guisan

À Mézières, quelque 1400 personnes ont participé à la Marche romande dédiée au Général.

Le parcours vallonné a séduit un grand nombre de familles.
Le parcours vallonné a séduit un grand nombre de familles.
CHRISTIAN BRUN

Pas de chrono. Un parcours ouvert aux poussettes. Des chiens admis dans la course. Des participants qui se disent «Bonjour, bonne route» quand ils se rencontrent. La Marche romande du général Guisan, c’est une respiration dans le calendrier des épreuves d’endurance. «Je me serais cru à une grande balade gourmande civile, mais quand tu entends essentiellement les mots «affirmatif» et «respectivement» aux ravitaillements, tu te souviens que l’événement est géré par la grande muette», rigole Édouard Noverraz, de Dompierre. Et ce participant du Super Défi lausannois d’oser: «Cette Marche romande du général Guisan est une épreuve magnifique. Pendant la course, on souffre, mais après on Henri!»

D’autres ont beaucoup moins rigolé. Cent cinquante-quatre aspirants de l’Académie de police de Savatan étaient au départ des 40 km dès potron-minet. Dont Charlotte Dell’Eva. «Nous sommes partis par patrouilles de 12, raconte la jeune femme d’Apples. Nous étions accompagnés de 90 élèves de l’École de gendarmerie de Dijon.» Pas besoin d’aller bien loin pour savoir comment l’idée a germé dans l’esprit des dirigeants de Savatan. Directeur de l’Académie de police, Alain Bergonzoli a participé à 35 reprises à la marche. «D’habitude, je la fais avec mes proches, là c’était avec ma deuxième famille», avance le colonel. Cette première sera normalement reconduite. «L’expérience est enrichissante. Elle crée des liens entre nos deux institutions», observe pour sa part le général de brigade Bertrand François, de l’École de Dijon. Même si le temps est secondaire, la meilleure patrouille a mis 6 h 20 pour accomplir sa mission.

Peut-être que certains de ces aspirants rejoindront un jour le groupe de marche de la gendarmerie vaudoise. «Nous sommes une quinzaine à sillonner la Suisse et le Benelux lors de telles épreuves, raconte le premier lieutenant Laurent Porchet. En juillet, nous enchaînons, en Hollande, quatre journées de 50 km.» Bel exploit.

Les porteurs d’uniforme n’étaient pas les seuls à prendre le départ de Mézières, samedi et dimanche. Des familles ont également mis cette marche à leur agenda. À l’instar des Gindroz, de Bercher. «Nous sommes partis à 9 heures sur le parcours des 20 km. Entre-temps, nous avons pique-niqué», commence Sonya, la maman. «On en a fait une tradition, poursuit Pierre, le papa. Mon grand-père a été mobilisé pendant la guerre. Je trouve important de ne pas oublier qui était le général Guisan.» Leurs fils, Michaël (12 ans) et Nicolas (10 ans), les ont accompagnés. Le cadet participait même à sa 6e édition. Une belle tradition pour une épreuve particulièrement conviviale qui a attiré 1400 personnes. Un nouveau record de participation (+ 33% par rapport à 2017)!

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