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Les irréductibles Vaudoises carburent à l’enthousiasme

Les filles d’Yverdon-Crissier sont les seules Romandes à militer en 2e division suisse. Avec peu de moyens elles font des miracles.

Les filles de l'entraîneur Zoltan Majeri montrent une volonté et un coeur à toute épreuve.
Les filles de l'entraîneur Zoltan Majeri montrent une volonté et un coeur à toute épreuve.
FLORIAN CELLA

Le sport génère parfois des petits miracles. L’équipe féminine de handball d’Yverdon-Crissier en est un à part entière. Seule formation romande à militer en Spar Premium League 2, soit la 2e division, ce groupe étonne jusqu’en Suisse alémanique. «Nos adversaires nous prennent comme le mouton noir, celui qui ne doit faire qu’un passage éclair en ligue nationale avant de s’en aller», constate Zoltan Majeri, entraîneur de la formation vaudoise. Pour l’arrière Shadya Goumaz, les Romandes ne sont pas prises au sérieux outre-Sarine. «On a tendance à nous prendre de haut», observe la joueuse.

Et pourtant, il n’y a pas de quoi. Les Vaudoises forcent le respect. Elles peuvent compter sur l’expérience de Zoltan Majeri, 44 ans, ancien gardien international hongrois, vainqueur des championnats de Roumanie, d’Ukraine et d’Islande, en tant que joueur. Il a également disputé la Ligue des champions, les autres Coupes européennes et entraîné en Islande et au Danemark. Ce riche passé a sans doute aidé ses protégées à progresser. Sur le terrain, elles sont passées en quatre ans de la 2e ligue à la LNB. Avec des moments d’intense émotion. «Il y avait 600 spectateurs pour assister à la promotion en 1re ligue, se souvient le président Yves Pfister. Aujourd’hui encore, les matches se disputent devant un public de 150 personnes en moyenne. Il y a souvent plus de monde pour voir les filles que notre première équipe masculine!»

Solidarité à toute épreuve

Il faut dire que ces «Super nanas» ont de quoi enthousiasmer leurs supporters. «Nous n’avons pas de moyens, explique Zoltan Majeri. Notre force, c’est d’avoir des joueuses motivées, qui mettent du cœur et de l’enthousiasme dans tout ce qu’elles font. Elles sont déterminées et ont une solidarité à toute épreuve. Par amour du sport. Nous travaillons beaucoup le mental car les soucis surviennent toujours dans les moments délicats. Si nous parvenons à gérer ces instants, on s’en sortira.»

Composée de Vaudoises et de quelques frontalières, cette équipe a connu une véritable saignée dans son effectif. Huit joueuses importantes sont parties à l’intersaison, pour des raisons privées (maternité) ou professionnelles. Marina Khatkova, la gardienne franco-russe de 47 ans, ne pourra apporter son expérience que sporadiquement. «Cette internationale russe, a été championne du monde et élue meilleure gardienne de France», souligne Zoltan Majeri.

Autant de pertes qui mettent du plomb dans l’aile de la SG (pour Spielgemeinschaft, soit «regroupement d’équipes») Yverdon-Crissier. Désormais, le contingent est composé de 12 joueuses de 17 à 27 ans. «Sur les cinq meilleures buteuses, nous en avons perdu quatre», précise Shadya Goumaz.

Malgré cela, l’équipe a réussi son entrée en matière. Elle a tenu en échec (21-21) Zoug, l’un des plus grands centres de handball du pays, lors de la première rencontre. «Avec nos moyens, il faut faire de la magie à chaque fois, rigole Majeri. Au prochain match je ferai appel à Harry Potter!»

L’importance du mental

Plus sérieusement, le coach met autant l’accent sur l’aspect psychologique que sur la technique. «60% des victoires viennent du mental», assure-t-il. «Pour consolider notre cohésion, nous avons fait des grillades cet été et nous sortons souvent après les matches», conclut Shadya Goumaz.

La clé pour maintenir intact ce petit miracle du sport.

Samedi, 15 h 30 à Crissier/Marcolet.

SG Yverdon-Crissier - Spono Eagles II (Nottwil/LU).

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