Passer au contenu principal

La planche de la finale craque, mais pas Guillaume Dutoit

Insolite: le Vaudois gagne l’or à 1 m, après avoir vu la planche se fissurer.

Peu importe la planche, Guillaume Dutoit tient la forme de sa vie.
Peu importe la planche, Guillaume Dutoit tient la forme de sa vie.
FLORIAN CELLA

«Je n’avais encore jamais vu ça en compétition.» Guillaume Dutoit n’en revient toujours pas. Lors de l’échauffement des championnats internationaux de Berlin, un plongeur s’est élancé sur la planche et l’a littéralement fait craquer. Une fissure qui a nécessité le changement de l’infrastructure. «Il ne restait que 5 minutes avant la finale, poursuit le multiple champion de Suisse. Il fallait voir la tête des autres concurrents qui ont l’habitude de s’entraîner sur cette planche. Ils étaient tellement stressés!» Il faut dire que les repères ne sont pas les mêmes d’une planche à l’autre. «Chacune d’entre elles pousse et glisse différemment, poursuit le plongeur de Vuarrens. La dureté est aussi propre à chaque planche.»

Deux qualifications en poche

Qu’importe, le Vaudois a attendu que les responsables techniques remplacent la pièce pour élever le niveau. Guillaume Dutoit s’était déplacé à Berlin pour obtenir les minima pour les Européens de Kiev, en août, et les Mondiaux de Guangzhou (Canton), en juillet. Il a remporté l’or à 1 m avec en prime la qualification pour les deux événements. Il s’est également qualifié à 3 m pour ces deux championnats en enlevant l’argent. «Le niveau de la compétition était très haut, assure celui qui vise une qualification pour Tokyo 2020. Il fallait 400 points à 3 m pour participer aux Mondiaux, j’en réussis 440 (439, 85) et je ne suis même pas premier!»

Cette expérience berlinoise montre la grande forme actuelle du plongeur du Gros-de-Vaud. Même lorsqu’on lui «savonne» la planche, il parvient à briller et à s’imposer. «C’était un peu une aventure, avoue-t-il. Tester à la dernière minute une nouvelle planche et réussir aussi bien, c’est d’autant plus cool!»

Une prime de 175 euros

Pour la petite histoire, une planche peut durer entre trois et cinq saisons, selon Guillaume Dutoit. «Si cela s’était passé à Mon-Repos, il aurait fallu en commander une et attendre un mois pour pouvoir la changer, ajoute l’athlète aux 56 médailles d’or lors des championnats de Suisse. Ou alors on en aurait emprunté une à une autre piscine de la région. Il faut savoir qu’une planche coûte environ 10 000 francs. Heureusement, les organisateurs allemands en avaient d’autres à disposition.» Précisons encore que grâce à ses deux médailles, l’athlète du Lausanne Natation a reçu un chèque de 175 euros. Mais la qualification pour les Mondiaux n’a, elle, pas de prix

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.