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Rachel Moret: «Jouer à domicile représente une fierté»

La Vaudoise a disputé la Top 16 Cup en qualité de No 85 mondiale. Rencontre à Montreux.

Rachel Moret (28 ans) a intégré pour la première fois le cercle fermé des 100 meilleures joueuses du monde. Avec l’introduction du nouveau système de calcul, la pongiste de Préverenges, seize fois sacrée au niveau national, est passée de la 159e à la 84e place en janvier (85e désormais). La lauréate du Mérite sportif vaudois 2017 étrennait son nouveau statut, samedi, à l’occasion des huitièmes de finale de la Top 16 Cup qui se déroulaient à la salle du Pierrier, à Clarens. Une nouvelle satisfaction, après ses places en quart de finale des Européens et en huitième de finale des Mondiaux de double, en 2017.

Rachel Moret, figurer dans le top 100 mondial était-il un objectif?

C’était plus une fierté qu’un objectif. J’espère aller encore plus loin, c’est-à-dire me rapprocher le plus possible du top 50. J’aimerais aussi faire partie des quinze meilleures joueuses d’Europe en 2020, afin de me qualifier directement pour la Top 16 Cup sans avoir besoin de wild card.

À quoi attribuez-vous votre excellente 85e place mondiale?

Le système d’attribution des points a changé. Mais si je mets cela de côté, ma régularité face aux filles de mon niveau m’a permis de progresser. Je perds rarement contre des joueuses moins bien classées. À un moment donné, cela paie.

Que va changer ce statut de joueuse du top 100? Des clubs plus prestigieux pourraient-ils vous courtiser?

Pour l’instant, ce n’est pas le cas. De toute façon, je ne compte pas quitter Nîmes, où je me sens très bien. Ce qui m’importe, ce sont mes résultats et non pas le classement mondial.

Pourquoi est-ce si compliqué d’intégrer le top 100 quand on vient de Suisse?

C’est en effet difficile car nous n’avons pas les mêmes moyens que les grandes nations. Nous n’évoluons que dans les compétitions de 3e catégorie. Du coup, cela rapporte moins de points et notre ranking est plus modeste.

Mais il y a des exceptions, à l’image de Thierry Miller il y a quelques années, ou vous…

Mon bon classement est la conséquence de bons résultats en Championnats d’Europe et du monde, où le coefficient est plus élevé, ce qui m’a permis de grimper dans la hiérarchie.

Comment percevez-vous votre participation à la Top 16 Cup?

Jouer un tel tournoi à domicile, c’est une fierté. Je viens de Préverenges, qui ne se situe pas très loin. Mon objectif est de prendre de l’expérience pour l’année suivante. Comme cette compétition se disputera au moins trois années de suite à Montreux, j’espère pouvoir à chaque fois progresser. Cette année, c’est un peu dur (ndlr: elle a perdu 4-1 en huitièmes de finale contre la 3e joueuse européenne, Sofia Polcanova). J’espère faire mieux les deux prochaines.

Qu’un tournoi de ce calibre se joue en Suisse est inespéré, non?

Pour moi, c’est une chance énorme, surtout dans la perspective des Jeux olympiques. Pour me qualifier, je devrai être capable de battre ce genre d’adversaires. Comme je ne les affronte pas souvent, c’est une excellente opportunité de me frotter à ce type de compétitrices.

Est-ce plus motivant d’évoluer devant ses amis et sa famille?

Et comment! Toute ma famille et mes amis peuvent venir m’encourager. À ce titre, j’attendais ce tournoi depuis longtemps.

Vous êtes professionnelle du ping dans le club de Nîmes. À quoi ressemble votre quotidien en pro B?

Du lundi au vendredi, nous suivons un entraînement de 9 h à midi. Et un autre de 15 h à 18 h 30. Il peut y avoir des séances de physique, au cours desquelles on fait du jeu de jambes, de la rapidité, tout ce qui est gainage ainsi que des abdominaux. Nous avons aussi des cours de mental.

Que devrez-vous réussir pour vous qualifier aux Jeux 2020?

Les critères n’ont pas encore été publiés. À Tokyo, il y aura 64 places avec au maximum deux représentantes par nation. Des quotas par continent qui devront encore être fixés. Il y aura certainement un tournoi qualificatif, mais la forme de celui-ci n’est pas encore définie.

Comment pouvez-vous optimiser vos chances de qualification?

Il est primordial de me sentir bien dans la structure dans laquelle je m’entraîne. Que le groupe avec qui je joue me permette d’avancer. Ce qui est le cas à Nîmes. La structure, le groupe et l’entraîneur sont parfaits pour moi. Je sens que je progresse. Chaque jour, j’ai l’impression d’avancer.

Où vous situez-vous au classement de Pro B?

Pour l’instant, nous occupons l’avant-dernière place. Nous ne sommes que six équipes et tout est extrêmement serré. Le niveau est assez homogène. Nous ne sommes qu’à 3 ou 4 points des premières. À titre personnel, mon bilan est de cinq victoires pour deux défaites, ce qui est plutôt bon. Nous jouerons un match décisif mardi (ndlr: face au Chesnay).

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