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Les Riviera Lakers ne savent plus à quel Louissaint se vouer

Arrivés cet été à Vevey, les trois frères yverdonnois retrouvent la LNA samedi avec le néo-promu vaudois.

Gardner, Steeve et Axel Louissaint, trois frères à l’enthousiasme communicatif.
Gardner, Steeve et Axel Louissaint, trois frères à l’enthousiasme communicatif.
VANESSA CARDOSO

La complicité des frères Louissaint saute aux yeux durant l’interview. Assis sur un banc des Galeries du Rivage, Steeve (29 ans) chambre ses petits frères avec bonne humeur. Gardner (26 ans), plus posé, les écoute un sourire en coin. Axel (21 ans) a, lui, la fougue de la jeunesse. La fratrie yverdonnoise espère que cette alchimie sera une évidence aussi sur le parquet. «Sur certaines actions, les choses se feront naturellement, sans réfléchir, explique l’aîné, avant de nuancer. Il y a encore du boulot. C’est un plus, mais on ne va pas se reposer que sur ça.»

Ancien capitaine des Lions de Genève, Steeve est arrivé cet été à Vevey, en même temps que Gardner (ex-Boncourt). L’histoire se répète pour les deux frangins qui avaient déjà joué ensemble à Monthey (de 2010 à 2012). Le cadet se souvient. «C’était une période géniale. J’y ai vécu ma première expérience chez les pros. Grâce à Steeve, j’ai pu découvrir la mentalité nécessaire au haut niveau.» Son grand frère abonde, puis ajoute en rigolant: «Je me souviens quand je le réveillais à 6 heures du matin pour aller s’entraîner. On avait la salle pour nous. Il n’était pas très content.»

A la même époque, Axel, encore adolescent, a mis le cap sur la Bourgogne pour suivre une filière sport-études à Chalon-sur-Saône. Un club de première division qui a notamment vu passer Sefolosha et Capela, rien que ça. L’Yverdonnois est revenu en Suisse, il y a deux ans, pour faire ses débuts en LNA à tout juste 18 ans, avec Lugano.

«Avoir mes deux frères à mes côtés, je ne peux pas rêver mieux»

Malgré un essai concluant à Saint-Chamond (D2 française) cet été, Axel a préféré rejoindre ses frères pour maximiser son temps de jeu. «J’ai envie de franchir un palier, explique celui qui vient d’être retenu dans le cadre élargi de l’équipe de Suisse. Cette saison doit me servir de tremplin. Avoir mes deux frères à mes côtés, je ne peux pas rêver mieux. On s’entraîne ensemble tous les étés. Jouer les trois en LNA, ce sera quelque chose.»

Pour l’instant, le dernier de la fratrie habite encore chez les parents dans le Nord vaudois. Steeve, lui, a tout de même aménagé une chambre chez lui, dans l’appartement qu’il occupe au centre de Vevey. «Mes enfants sont tout heureux de pouvoir jouer avec leur tonton, confie-t-il. Perso, je suis surtout content qu’il puisse faire la vaisselle.»

Public chaud bouillant

Blague à part, l’aîné est conscient de son rôle d’exemple, sur et en dehors des terrains. «J’essaie de les conseiller au mieux. On échange beaucoup. Même si je suis le plus grand, je suis aussi à l’écoute quand ils ont des trucs à me dire.»

Etant gamin, c’est lui qui a commencé le basket en premier, à l’US Yverdon. «On allait le voir jouer quand on était tout petit, se souvient Gardner. Il avait 9 ans. On a voulu suivre ses traces.» Axel en a fait de même quelques années plus tard. «Steeve a aussi fait du hockey sur glace, se remémore-t-il, alors que son frère éclate de rire. J’ai aussi essayé avant de me consacrer au basket.»

Hilare, Steeve détaille alors la vraie raison de leur arrivée sur la Riviera. «Notre père en avait marre de devoir voyager pour nous voir jouer aux quatre coins de la Suisse. Il nous a mis un coup de pression. Alors, on l’a écouté et on a signé dans le canton de Vaud.» A nouveaux, les trois frères se marrent.

Samedi, contre Winterthour (17 h 30), les Louissaint participeront au retour de Vevey en LNA, sous la bannière des Riviera Lakers. «On espère que les Galeries seront remplies», anticipe Gardner. Son petit frère poursuit: «Le public jouera son rôle de sixième homme.» Avant que l’aîné ne conclue: «J’ai entendu dire que le public veveysan était chaud bouillant. J’ai hâte de vérifier ça. On n’a qu’une chose en tête: décrocher d’entrée une première victoire dans l’élite.»

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