Ferrari aurait trouvé une arme secrète qui la rend intouchable en ligne droite

Formule 1La SF71H semble imbattable. L’explication serait à chercher au niveau des échappements.

Le pilote allemand de Formule 1 Sebastian Vettel (Ferrari) en action lors de la deuxième séance d'essais libres du Grand Prix de Hongrie, vendredi.

Le pilote allemand de Formule 1 Sebastian Vettel (Ferrari) en action lors de la deuxième séance d'essais libres du Grand Prix de Hongrie, vendredi. Image: Keystone

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«En ligne droite, elles sont hyperrapides, on ne peut rien faire pour les suivre.» Dimanche dernier, au Grand Prix d’Allemagne, Lewis Hamilton s’étonnait de la vitesse de pointe des Ferrari. Selon les ingénieurs des autres écuries, la Scuderia aurait trouvé un «truc». Certains parlaient d’un moteur hybride amélioré, qui aurait gagné une quarantaine de chevaux.

Zoom à l'arrière

Mais à l’examen attentif des photos du châssis SF71H, il semble plutôt que Ferrari ait découvert une méthode pour mieux faire fonctionner son aileron arrière. À Hockenheim, lors des contrôles techniques du jeudi, la Scuderia s’est alignée avec des monoplaces modifiées au niveau des échappements: à la place d’un gros tuyau de sortie des gaz, la SF71H était dotée de deux petites sorties superposées au-dessus du tuyau de base. De plus, son aileron arrière était modifié, l’angle d’attaque ayant été arrondi.

Les ingénieurs des autres écuries en sont réduits à des conjectures, mais il semble que Ferrari, avec ces nouveaux échappements et ce nouvel aileron, ait réussi ce que beaucoup d’écuries ont essayé de faire depuis des années. En soufflant les échappements différemment sur l’aileron arrière, la Scuderia le ferait «décrocher» en ligne droite. Au lieu d’appuyer de plus en plus fort sur le train arrière lorsque la vitesse augmente, les échappements pourraient venir perturber l’écoulement de l’air afin que l’aileron arrière «décroche». Il deviendrait alors moins efficace en ligne droite – justement quand il ne sert à rien. Du coup, il ralentirait également de façon moindre la voiture dans les rectilignes.

En courbe, par contre, lorsque la vitesse est plus basse, le flux d’air ne perturberait plus l’aileron, qui retrouverait ainsi toute son efficacité.

Un ancien de Lotus

Ce type de dispositif avait été testé en 2010 déjà, chez Lotus, dont le directeur technique de l’époque, James Allison, travaille aujourd’hui comme concepteur chez… Ferrari! La Scuderia semble ainsi avoir réussi à recycler une vieille idée, et surtout la faire fonctionner à la perfection, là où toutes les autres équipes se sont jusqu’ici cassé les dents.

En tout cas, ce nouveau système semble faire merveille, y compris sur le circuit tortueux de Budapest. Vendredi, au terme de la journée d’essais libres du GP de Hongrie, Sebastian Vettel s’est emparé du meilleur chrono, devant les deux Red Bull et son coéquipier Kimi Räikkönen. Les Mercedes étaient plus loin, à la recherche du truc de Ferrari. (24 heures)

Créé: 27.07.2018, 22h01

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