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Stan Wawrinka: «J’irai jouer des Challengers s’il le faut»

Battu d’emblée à Paris et assuré de figurer au-delà de la 250e place ATP, le Vaudois imagine déjà comment il pourra rebondir cet été.

Sévère désillusion pour Wawrinka, qui n’a pas tenu le choc physiquement dans son premier tour à Roland-Garros.
Sévère désillusion pour Wawrinka, qui n’a pas tenu le choc physiquement dans son premier tour à Roland-Garros.
Keystone

Il avait retrouvé Roland-Garros avec, entre les mains, le César du meilleur premier rôle. Sur les trois dernières années, Stan Wawrinka restait en effet le joueur à avoir remporté le plus de matches sur la terre battue parisienne, devant – excusez du peu – Novak Djokovic, Andy Murray et Rafael Nadal. Mais, puisque la place réservée au conte de fées avait déjà été prise lundi matin par Marco Trungelliti (lire ci-contre), le Vaudois, qui s’est fait manipuler le genou, n’a pas pu continuer de faire la course en tête. Le chapitre de sa reconstruction aurait pourtant pris une fort belle allure si l’ancien lauréat avait pu franchir le 1er tour face à Guillermo Garcia-Lopez. Or, il a fini par «coincer» au moment d’enfoncer le clou (défaite 2-6, 6-3, 6-4, 6-7, 3-6). «La déception est grande, car je suis vraiment passé tout près», a soupiré le finaliste de l’an passé, qui avait fait le break dans la quatrième manche.

Tout proche de la victoire oui, mais voilà qu’il va surtout se retrouver très loin de son ancien 3e rang mondial, la 256e place, au moins, lui étant promise pour dans deux semaines. Au premier coup d’œil, la culbute est vertigineuse, mais au vrai pas si dure est la chute, tant «Stanimal» a déjà effectué plusieurs pas en avant depuis sa double opération de l’été dernier. Alors qu’il vient de concéder son septième revers de l’année, seul le rebond lui importe, désormais. Oui, on peut tomber sept fois, seulement faut-il pouvoir se relever huit.

Derrière Laaksonen

En ce sens, si l’on en juge par la qualité du jeu qui est le sien actuellement, le futur No 3 helvétique (derrière Henri Laaksonen!) a des raisons de garder la tête haute et il ne s’en cache pas. «Je sais que je joue à nouveau très bien, dit-il. Après tout, je viens de livrer une belle bagarre face à un très bon joueur qui me battait aussi lorsque j’étais à mon meilleur niveau. Encore une fois, même si elle me fait mal, il y a du positif à retirer de cette défaite. Je sens que je suis de plus en plus près de là où je veux aller, de là où je veux être. Je pratique un tennis bien plus solide que ce que dira mon prochain classement.»

N’allez pas croire que Stan Wawrinka applique la méthode Coué. L’homme a effectivement retrouvé quelques-unes de ses plus belles sensations raquette en main. Seule lui manque sa «caisse» physique d’antan. Lundi, il avait 2 h 30 d’autonomie. Pas plus. «À partir du quatrième set, j’ai commencé à baisser physiquement et cela devient dur ensuite mentalement quand il n’y a plus que le tennis qui te porte, alors que j’ai en grande partie construit ma carrière sur ma résistance, a-t-il répété. Cela me montre qu’il y a encore des choses que je n’ai pas pu bosser à l’entraînement. Alors je vais retourner travailler, mais je suis persuadé d’aller dans la bonne direction.»

«Tôt ou tard, j’y arriverai»

On l’a compris: comme Jean-Claude Dusse, le Vaudois ne peut pas tout miser sur son physique, mais il doit absolument emprunter le remonte-pente. Et vite. Sauf que tout cela n’est pas simple lorsqu’on se retrouve comme lui dans les abysses du classement mondial. «Pour y parvenir, la première chose à faire sera de gagner des matches», lâche-t-il dans un demi-sourire. Avant de reprendre, plus sérieux: «Je vais demander des invitations çà et là, en sachant que je devrais pouvoir en obtenir. Mais je suis prêt à aller jouer des tournois Challengers s’il le faut. Ne doutez pas du fait que je vais me battre. Je connais le chemin qui mène au plus haut niveau et je sais que, tôt ou tard, je l’atteindrai à nouveau.»

Bien que désarmé par Guillermo Garcia-Lopez, Stan Wawrinka est déjà prêt à repartir au combat. Pour essayer encore. Pour échouer encore. Et surtout pour échouer un peu moins. «Avec l’envie de pouvoir revenir sur de gros courts pour vivre les émotions connues par le passé», glisse-t-il.

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