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La Suisse face aux Bleues, colosses aux pieds d’argile

Pour aller en quarts, les Suissesses devront écarter les stars françaises, favorites de cet Euro mais souvent fébriles en sélection.

La capitaine Wendie Renard (n°3) espère amener un premier titre majeur à l’équipe de France.
La capitaine Wendie Renard (n°3) espère amener un premier titre majeur à l’équipe de France.
UEFA

Ce mercredi soir à Breda (20 h 45), l’équipe de Suisse devra relever un défi hors norme face aux Bleues. Sur le papier, l’armada française paraît même inarrêtable. Les 23 joueuses tricolores ne cumulent pas moins de 30 victoires en Ligue des champions. Une domination continentale qui a atteint son paroxysme cette année avec une finale de C1 100% française entre l’OL et le PSG (victoire de Lyon aux tirs au but).

Ces soirées glorieuses en club sont pourtant restées sans lendemain une fois le maillot bleu revêtu. Souvent citées parmi les grandissimes favorites sur la scène internationale, les Françaises n’ont jamais répondu aux attentes placées en elles. Les Bleues n’ont pas décroché le moindre podium. Pire, elles n’ont jamais passé l’écueil des quarts à l’Euro.

Mardi en conférence de presse, Laura Dickenmann, qui a décroché six titres en sept ans avec l’OL, expliquait ce paradoxe français par la suprématie de deux mastodontes nationaux. «La plupart des joueuses évoluent à Lyon ou au PSG. Elles gagnent toujours facilement en championnat. En Allemagne, tu dois lutter à chaque match.» Le palmarès de la Mannschaft – deux Coupes du monde, neuf victoires à l’Euro et l’or olympique à Rio – apporte un poids indéniable à l’analyse de la joueuse des «Louves» de Wolfsburg, sacrées championnes d’Allemagne cette année.

La France, troisième nation du classement FIFA, espérait mettre fin à cet inexplicable mutisme en débarquant aux Pays-Bas. «Il est temps de gagner.» La phrase, signée de la défenseur parisienne Laura Georges, occupait la une de L’Equipe Magazine mi-juillet, à la veille du match d’ouverture de ce championnat d’Europe.

Mais force est de constater que les Bleues sont à la peine dans le groupe C. Après une victoire à l’arraché contre l’Islande (1-0 à la 86e), la sélection d’Olivier Echouafni a été tenue en échec par l’Autriche (1-1) samedi.

Victoire impérative

En cas de défaite mercredi soir, les Françaises ne verraient pas les quarts de finale. Pas de quoi inquiéter les médias tricolores pour autant. Une élimination face à la Suisse n’est même pas envisagée dans l’Hexagone.

«Elles prendront peut-être les «petites Suissesses» de haut, avance Sandrine Mauron au téléphone. A nous d’être solidaires pour créer la surprise. Au vu de ce qu’elles ont montré jusque-là, on sait que c’est possible.» La Vaudoise de 20 ans, pas encore alignée jusqu’ici, espère pouvoir prendre part à ce défi collectif.

«La France prendra peut-être les «petites Suissesses» de haut. A nous de créer la surprise»

Pour atteindre les quarts, son objectif avoué, la Suisse devra impérativement battre les Françaises. En cas d’égalité avec l’Autriche au classement, elle serait éliminée à la confrontation directe.

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