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Quand la Suisse mène tout le monde en bateau

La balade traditionnelle sur le lac de Lugano a montré une équipe soudée, sereine. Avec un Granit Xhaka qui marche normalement.

À dix jours du départ pour le Mondial russe, la Suisse a de a partagé un repas à bord d'un bateau sur le lac de Lugano.
À dix jours du départ pour le Mondial russe, la Suisse a de a partagé un repas à bord d'un bateau sur le lac de Lugano.
KEYSTONE

Il y a deux ans, juste avant l’Euro 2016, Vladimir Petkovic avait insisté, il voulait une excursion en bateau, un petit tour sur le lac de Lugano. Une balade lacustre où il réunissait «ses» internationaux, son staff et les médias. Le mot d’ordre: «Nous sommes tous sur le même bateau». L’idée d’une union sacrée, quoi. Rebelote ce vendredi soir. À dix jours du départ pour le Mondial russe, la Suisse a de nouveau mené tout le monde en bateau. Pour la bonne cause, pour partager un repas avant la grande aventure, quand tout est plus cloisonné.

Forcément, après la grande frayeur de la veille, ce choc sur le genou gauche de Granit Xhaka qui a laissé le milieu d’Arsenal au tapis, tous les regards étaient braqués sur lui. Il était serein. Il s’est approché pour dire bonjour, sympa. Et son genou? «Ça va, a-t-il souri. Sur le moment, cela fait toujours peur, mais ce n’est pas grave.» Le médecin, qui avait déjà confirmé hier, a rappelé que l’IRM n’avait révélé aucune lésion, ni ligamentaire, ni méniscale. Tout juste une contusion osseuse (aucun arrachement), qui laisse encore une petite douleur au dépositaire du jeu suisse. Mais il a pu faire du vélo et d'autres exercices ne mobilisant pas trop son genou.

Un autre joueur promenait un regard calme malgré les circonstances. Aucun problème physique pour Stephan Lichtsteiner, mais le latéral a quitté la Juventus. Et se cherche un autre club. On l’annonçait à Dortmund? Cela ne se fera pas. Mais la piste d’Arsenal semble exister. «Je ne dirai rien sur ce sujet, a-t-il assuré. Et je ne sais pas si mon avenir sera décidé avant le Mondial ou pas.» Et quant à l’alerte pour le genou de Xhaka? «Cela fait toujours un peu peur de voir un coéquipier à terre, précise-t-il. Mais je suis heureux que cela ne soit pas si grave.» Sur le bâtiment San Gottardo, le capitaine garde le cap. En pensant déjà au Mondial: objectif quart de final? «Oui, c’est l’objectif, répond-il. Nous bossons bien, il y a une belle ambiance de travail, le groupe vit très bien. La préparation est importante. Et nous prendrons match après match.» Logique.

Johan Djourou est aussi là. Fidèle au poste, même si cela déplaît parfois à une partie germanique de la Suisse. Il a l’expérience pour lui. «Ce n’est pas nouveau, j’ai l’habitude, souffle-t-il. J’ai appris à vivre avec. À la limite, cela peut plus toucher ma famille, mes proches, qui mesurent les efforts fournis pour en être là. Ce sont des énergies négatives sur lesquelles je ne m’attarde pas. Je me concentre sur mes performances, comme toujours. Et à la fin, c’est le sélectionneur qui décide. C’est très bien comme cela.»

La Suisse joue dimanche à Villarreal contre l’Espagne un match de préparation. Un gros morceau pour simuler ce qui attendra les internationaux helvétiques contre le Brésil, le 17 juin. Le 8 juin, ce sera le dernier match amical, contre le Japon, à Lugano. Enfin, le 11, la Suisse s’envolera pour la Russie.

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