La Suisse regarde vers le haut, mais ne sait pas à quoi s’attendre

Hockey sur glaceAlors que le Canada se dresse devant la sélection de Fischer ce jeudi en quarts de finale, il reste une part de doute dans le camp helvétique.

Patrick Fischer et ses joueurs savent qu’ils sont capables de rivaliser avec le Canada.

Patrick Fischer et ses joueurs savent qu’ils sont capables de rivaliser avec le Canada. Image: KEYSTONE

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L’équipe de Suisse, vice-championne du monde il y a douze mois, se retrouve là où tout le monde l’attendait: en quarts de finale. Sur sa route, le Canada. Un obstacle de taille, mais un obstacle qui n’est plus insurmontable aux yeux des internationaux helvétiques. En 2017, à Paris, durant la phase de groupe, l’an dernier en demi-finale du championnat du monde à Copenhague, la Suisse avait eu le dernier mot face à la sélection à feuille d’érable. «Cela nous procure une certaine confiance», explique Gaëtan Haas, sur la glace lors de ces deux récents triomphes. «Cela reste tout de même la grande nation du hockey sur glace. Pour les battre, nous avions réussi des matches parfaits et bénéficié d’un soupçon de chance. Nous aurons certainement besoin que la réussite soit dans notre camp cette fois-ci.» Sur la route de la finale l’an dernier, Tristan Scherwey, Grégory Hofmann et Gaëtan Haas avaient inscrit les trois buts suisses contre le Canada. Tous trois joueront encore les premiers rôles clés ce jeudi après-midi (16 h 15). Voici un autre signe encourageant.

Une seule défaite

«Le Canada, c’est quatre blocs hypercompétitifs composés de joueurs venant tous de la NHL, rappelle l’attaquant Sven Andrighetto. Même si les derniers duels ont tourné en notre faveur, nous nous considérons comme des outsiders. Quand on joue contre ce pays, même si certains grands noms ne sont pas là, on ne peut pas se poser en favoris. Cela n’enlève rien à nos qualités et au fait que nous sommes confiants en vue de ce duel.»

Pour Nico Hischier, premier choix de la draft en 2017 et joueur des New Jersey Devils, ce quart de finale se jouera avant tout dans la tête: «Nous savons que nous sommes capables de rivaliser avec eux. Nous n’allons pas nous cacher.» Mais que vaut finalement ce Canada, battu à une seule reprise dans le tournoi (au premier match contre la Finlande) et qui vient de «blanchir» ses deux derniers adversaires (Danemark 5-0 et États-Unis 3-0)? À l’inverse de l’an dernier au Danemark, l’équipe dirigée par Alain Vigneault ne compte cette fois aucune vedette du calibre de Connor McDavid, le meilleur joueur de la planète, dans ses rangs. «Une équipe rapide, très solide défensivement, analyse le sélectionneur. C’est une formation qui joue de manière intense et qui nous ressemble dans sa façon de miser sur sa vitesse.»

Le meilleur buteur suspendu

Pas de superstar comme McDavid ou Sidney Crosby par le passé, mais une bonne poignée de joueurs dominants dans le championnat de la NHL. Les attaquants Mark Stone et Jonathan Marchessault (Vegas Golden Knights), Kyle Turris (Nashville Predators) ou encore Pierre-Luc Dubois (Columbus Blue Jackets) vont donner du fil à retordre à la sélection helvétique. «C’est un adversaire contre lequel nous ne pourrons pas nous permettre de commettre autant d’erreurs que mardi face à la République tchèque, prévient Fischer. Notre gestion du puck devra être d’une qualité largement supérieure.»

Bonne nouvelle pour le camp helvétique, le plus redoutable compteur canadien, Anthony Mantha (12 points, dont 7 buts), est suspendu pour ce quart de finale. Une menace en moins. Devant les filets, le meilleur gardien du tournoi d’un point de vue statistique: Carter Hart (96,43% d’arrêts). Mais encore, une efficacité en power-play (52,63%) qui détonne avec celle affichée par les Suisses (11,43%). Les unités spéciales, clé du match? «Il nous suffit d’un petit but pour provoquer le déclic», sourit Andrighetto. Une question de confiance, assurément. Et si c’était pour ce jeudi?

(TDG)

Créé: 22.05.2019, 23h24

Les quatre atouts des Suisses

Ce jeudi en quart de finale face au Canada, la Suisse a de solides arguments à faire valoir. Voici les quatre principaux.

Roman Josi, le moteur

Le capitaine des Nashville Predators est le moteur de l’équipe de Suisse. Le Bernois est capable de créer le danger en permanence. Rares sont les joueurs, depuis le début du tournoi en Slovaquie, qui ont autant d’influence sur le jeu et les performances de leur équipe. Son avantage: il est infatigable. Il va encore passer près de la moitié du match sur la glace contre le Canada. S’il a été omniprésent jusqu’ici, il en a encore sous la pédale.

L’association Hischier-Niederreiter

Nico Hischier a connu deux matches difficiles le week-end dernier contre la Suède et la Russie. Patrick Fischer a repositionné Nino Niederreiter à ses côtés en cours de match, mardi contre la République tchèque. Le résultat a été immédiat: la présence physique d’«El Nino» a complètement relancé le Valaisan de 20 ans. Face au Canada, les deux hommes devront montrer la voie à suivre sur le plan offensif.

La vitesse

Le groupe de Patrick Fischer est composé de patineurs de classe mondiale comme Grégory Hofmann, Lino Martschini, Andres Ambühl et Gaëtan Haas. Pour battre le Canada, l’équipe
de Suisse doit miser sur sa vitesse. Sa capacité à mettre du rythme dans une rencontre, à pousser l’adversaire dans les cordes sans lui accorder le moindre répit va poser problème à l’équipe canadienne.

L’état d’esprit

Les 25 internationaux forment un groupe soudé, et l’état d’esprit est incontestablement une des grandes forces de cette équipe. Les Suisses peuvent s’appuyer sur leur vécu. Finalistes il y a tout juste une année à Copenhague, les hommes de Fischer savent qu’ils peuvent désormais tenir tête à n’importe quelle nation. CY.P.

A l'affiche

Quarts de finale
Jeudi
16.15 Canada - Suisse (Kosice)
16.15 Russie - États-Unis
20.15 Finlande - Suède
20.15 Rép. tchèque - Allemagne
Demi-finales
Samedi
15.15 et 19.15 à Bratislava
Finales
Dimanche
3e place: 15.45 à Bratislava
1re place: 20.15 à Bratislava

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