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Le triste et lent déclin de l’AJ Auxerre

Jean-Pierre Papin ne viendra pas à l'AJA.
Jean-Pierre Papin ne viendra pas à l'AJA.
Reuters

C’était il y a une vingtaine d’années. Dans la France du football, la 215e ville du pays (un peu moins de 35'000 habitants) jouait un rôle majeur à travers un petit club et la figure emblématique qui lui était associée. C’était l’AJ Auxerre et un certain Guy Roux qui, en 1996, allaient même réussir le doublé, Championnat et Coupe de France. Dans le stade de l’Abbé-Deschamps, lors de mémorables soirées européennes, les visiteurs avaient alors pour nom Arsenal, Dortmund, Milan, l’Ajax, la Fiorentina ou le Real Madrid. Et le déplacement en Bourgogne ne s’apparentait jamais à une formalité. Guy Roux surveillait tout, maîtrisait tout, de l’équipe pro au centre de formation, qui attirait encore bon nombre des meilleurs talents de l’Hexagone, de Basile Boli à Eric Cantona.

Lorsque le journaliste étranger était envoyé en reportage du côté d’Auxerre, le coach le recevait dans son petit bureau. Et le plumitif en ressortait avec une bouteille de Chablis. Ce club représentait alors une authentique aventure humaine. Et ce personnage, avec ses côtés excessifs, est rapidement devenu un mythe. Guy Roux a dirigé l’AJA de 1961 à 2005. Et le club a connu ses plus grandes heures entre 1995 et 2005. A son départ, tout est devenu plus compliqué, plus incertain. Relégué en 2012, Auxerre occupe aujourd’hui le 19e et avant-dernier rang de la Ligue 2. La menace d’une chute en National est réelle.

Ce mardi, le club a fait savoir que Jean-Pierre Papin, pressenti pour occuper le triple rôle d’entraîneur, directeur sportif et ambassadeur, ne viendrait pas. L’ancien Ballon d’or représentait le nouvel actionnaire majoritaire – le groupe chinois ORG Packaging –. Mais Guy Roux (78 ans) et les membres de l’association AJA ne jugeaient pas l’idée opportune. Certes, le modèle auxerrois a vécu. Et même depuis longtemps, alors que le football est passé dans une autre dimension. Mais en voyant ce spectacle – le terrain péclote et on s’écharpe en coulisse –, impossible de ne pas être un peu triste.

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